‹ De l'Industrie mulassière en PoitouChapitre 34 sur 41 · CONSEILS QTI N'ONT PAS ÉTÉ SUIVIS · texte numérisé non relu

CONSEILS QTI N'ONT PAS ÉTÉ SUIVIS

de cette même hygiène que se forment, depuis des siècles, le tempérament de ces animaux, dont la longévité est si grande, malgré les conditions anormales d'existence et de travail qu'on leur a faites ? Est-ce que ce n'est pas dans ce régime que le père puise l'énergie qui se transmet si fidèlement à toute sa descendance?... Alors concluait-on : Il faudrait que le gouvernement créai des haras de baudets pour servir à l'amélioration de la race ; ceci, à la vérité, s'écrivait en 18GO. J'espère bien que les idées d'émancipation et de liberté qui en matière de production animale sont passées dans la pratique, depuis celle époque, ont fait renoncer à cette idée ceux qui la mettaient en avant. De tout temps l'industrie privée a seule entretenu la race des baudets.

Si parfois on s'est plaint de la qualité des mulets, ce n'est point la décadence des pères qu'il faut accuser, mais bien l'infériorité des mères, et aussi la mauvaise organisalion économique que la tradition, la routine, et d'autres causes encore, conservent aux établissements des élalonniers. Les prophètes de malheur, en annonçant le naufrage de l'industrie mulassière, si elle n'acceptait pas l'expédient qu'ils proposaient, et qui était, disaient-ils, la planche de salut qui devait tout sauver, ignoraient absolument l'étal de celte produclion. Nous avons si souvent entendu répéter cette thèse, que c'était un devoir pour nous de la réfuter en montrant l'inanité des principes sur lesquels elle repose.

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