‹ De l'infanticide par strangulationChapitre 11 sur 21 · STRANGULATION PAR UN LIEN · texte numérisé non relu

STRANGULATION PAR UN LIEN

Tout corps long, flexible et d’une résistance suffisante peut servir de moyen de strangulation, mais dans l’histoire de l’infanticide par strangulation nous voyons le plus souvent apparaître des objets ayant appartenu à des femmes, un cordon de tablier comme dans une de nos observations, une attache de bonnet, quelquefois un fil de laine doublé un certain nombre de fois pour donner une consistance assez forte, une jarretière élastique, etc.

Les impressions sont diverses comme les liens et y correspondent, le sillon le plus souvent transversal, presque horizontal, est en rapport avec la forme et l'épaisseur du lien qui l’a occasionné. Il est le plus souvent horizontal et complet, mais il n’est pas également marqué sur tous les . points de la circonférence, il arrive même quelquefois qu’il est interrompu en quelques endroits.

. Le sillon, avons-nous dit, prend la forme du corps qui l’a produit, c’est ainsi que nous voyons un sillon étroit mais profond produit par un fin lacet de soie, tandis qu’au contraire le sillon devient plus large, moins apparent si la strangulation a été produite par un foulard, un fichu assez large. Si les liens présentent des nœuds, nous remarquons qu'aux endroits correspondants à ces derniers le sillon est plus large et moins profond. Dans ces cas, il arrive-quelquefois que l’excoriation manque et l'empreinte parcheminée ne se produit pas. je

. Les corps rudes et durs tels que les cordes de chanvre déterminent par place de petites excoriations et l’empreinte se parchemine facilement. Ce sillon parcheminé est le résultat de l’excoriation de l’épiderme ; les expériences sur le cadavre ne laissent aucun doute à cet égard, mais une pression prolongée n’est pas étrangère à cet état.

Un foulard mou, une serviette peuvent ne laisser que de faibles traces et, à ce propos, Tardieu fait remarquer que, dans la dépression qu’a laissée le lien, la peau peut ne présenter aucun changement de texture, ni de consistance, aucun amincissement avec condensation particulière de son tissu. On a rencontré dans ces cas le sillon mou et blanc non parcheminé, sans excoriation, sans suffusion sanguine dans le derme ni au- dessous.

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