‹ De l'infanticide par strangulationChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Celui qui n’écrit que pour satisfaire à un devoir dont il ne peut de dispen er, à une obligation qui lui est imposée a droit à l'indulgence de ses lecteurs.

(La BRUYÈRE)

: Nous avons l'intention d’éxposer brièvement les lésions :qué l’on rencontre à l'autopsie d’un nouveau-né, victime ‘de strangulation opérée soit avec un lien, soit avec les mains ou combinée avec la suffocation, en insistant sur ce :point qu’il peut arriver que, dans un accouchement clandestin, il se produise. une strangulation accidentelle due, soit à une circulaire du cordon, soit aux efforts faits par Ja femme pour se délivrer elle-même,

ÆEn parcourant les diffé‘ents ouvrages traitant cette

question, nous avons pu voir qu’il existe à ce sujet quel

ques désaccords entre les principaux auteurs. Aussi avons-nous pensé qu’il ne serait pas inutile de réunir dans uu travail d'ensemble tout ce qui a été fait sur ce sujet et de comparer entre elles les différentes opinions des auteurs.

Notre travail comprendra plusieurs chapitres; le premier et le second très courts seront consacrés, l’un à l'historique de la question, l’autre à la définition de l’infai ticide et à la fréquence de ce crime commis par strangulation aux autres modes d’infanticide.

Dans un troisième chapitre, nous donnerons les signes externes et internes que l’on rencontre à l’autopsie.

Dans un quatrième chapitre les signes de la strangulation et suffocation combinées. :

Enfin, dans un cinquième et dernicr chapitre, nous étudierons les causes qui pourraient faire croire à un crime, alors qu’il ne s’agit que d’un aceident de la délivrance.

C’est à M. le D'Hervé, médecin à l’hôpital du Mans, que revient l’idée première de ce travail : c’est lui qui, dans ses conversations amicales, a attiré notre attention sur cette partie de la médecine légale et a bien voulu, avec de savants conseils, nous communiquer trois observations; nous tenons à le remercier publiquement au début de notre travail.

M. le professsur Lacassagne, non content de diriger nos modestes efforts et de mettre son savoir au service de notre

inexpérience, a bien voulu nous faire l'honneur d’accepter

Dir de

la présidence de notre thèse. Qu'il nous soit permis de le prier d’accepter ici l’expression de notre profonde reconnaissance pour tous les services qu’il nous a rendus,

M. le D° Henri Coutagne a bien voulu nous communiquer trois observations : nous sommes heureux de pouvo'r lui exprimer tous nos remerciements.

Pendant notre passage comme interne à l'hôpital du Mans, MM. les D" Rocher, Le Bail, Drouin, Mélisson et Goutard, nous ont tous prodiguëé des marques d'intérêt et de sympathie; nous les prions de vouloir bien croire à notre profonde reconnaissance pour l’enseignement clinique dont nous avons pu profiter dans leur service.

Enfin, durant le cours de nos études, tant à la Faculté que dans les hôpitaux, nous avons rencontré, auprès de MM. les professeurs et chefs de service, un accueil si bienveillant, que notre premier devoir, en terminant nos études médicales, est de leur adresser nos sincères remerciements.

Page 1