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CHAPITRE II

Signes de l’infanticide par strangulation.

La strangulation est un genre de mort que subissent assez souvent les nouveau-nés. Mais quelle que soit la rapidité avec laquelle on commet ce crime, il est bien rare qu'entre la naissance et la mort, la respiration n’ait pas lieu ne fût-ce que quelques instants, et que l’épreuve hydrostatique ne révèle un crime dont on constate ensuite la nature par les traces matérielles que ces violences auront laissées sur le cadavre, les unes à l’extérieur, variables suivant le mode d’étranglement; les autres ayant pour siège les organes internes et plus constantes, sinon plus caractéristiques. |

L’étranglement laisse le plus souvent à l'extérieur des traces apparentes, mais celles-ci n’acquièrent pour le médecin expert une signification réelle, qu’à la condition d’être exactement décrites, étudiées avec soin, et néttement dégagées de toutes les autres marques plus ou

LÉ ODEE

moins analogues qui peuvent se produire, soit à la région

du cou, soit ailleurs, sous l’influence de diverses causes. Parmi ces traces extérieures de la strangulation, il en est de communes à tous les genres et d’autres qui sont propres à chaque mode particulier d’étranglement.

Les signes communs à tous les genres de strangulation, que l’on rencontre à l’extérieur, consistent principalement dans l’état de la face. Ne nous occupant que de la question infanticide, nous ne parlerons pas des blessures en général assez nombreuses que l’on rencontre presque

toujours chez l’adulte et qui, si souvent, compliquent la

strangulation. Il semble, en effet, que presque tous les meurtriers, par un concert odieux, se rencontrent dans la

même pensée : frapper d’abord un coup vigoureux pour

étourdir la victime et l’achever en l’étranglant. L’altération de la physionomie est d'autant plus marquée que la résistance a été plus vive ; aussi chez le nouveauné où on peut la considérer comme nulle, les désordres de la face sont-ils peu apparents. Il n’est pas rare de

voir un sang spumeux s’écouler par les narines, la langue

sort quelquefois de la bouche.

Mais le signele plus constant, c’est la formation d’ecchymoses très nombreuses et de tres petites dimensions sur la face, sous la conjonctive, au-devaut du cou et de la poitrine. |

Nous devons dire ici cependant, que bien que pendant longtemps les auteurs aient regardé comme signe essentiel de la strangulation les ecchymoses circulaires,

les extravasations sanguines dans le tissu cellulaire sous-

cutané de l’empreinte que présente le cou; les opinions

se sont transformées sur ce point ét que tout le monde

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