‹ De l'Infectiosité et de la Contagiosité de l'Amygdalite AiguëChapitre 30 sur 57 · Jacquemart, Lolie médical · texte numérisé non relu

Jacquemart, Lolie médical

Taillard (1), a observé à Maïche, près Besançon, dans l’année 1889, une trentaine de malades atteints d’amygdalite, et cela dans une durée de quinze à vingt jours. Plusieurs ont eu de la suppuration amygdalienne, des arthralgies, des érythèmes. Les faits étaient groupés par famille ou par voisins, et la contagion semblait évidente, comme moyen de propagation de la maladie.

Bomsein (2), sur 43 observations rapportées dans son mémoire, peut affirmer que dans 9 cas l’amygdalite a été prise par contagion.

Voici deux de ses observations des plus intéressantes :

Premier cas. — Dans une maison, un jeune homme de 25 ans, est atteint d'amygdalite ; orphelin et célibataire, il prend avec lui son jeune frère âgé de 12 ans, et le troisième jour celui-ci a de l’amygdalite. Durant sa maladie, le jeune homme reçoit la visite de sa fiancée âgée de 20 ans, qui, en le quittant, lui donne un long ef bon baiser.

Le lendemain soir, environ 24 heures après le baiser, elle était atteinte d’une angine folliculaire aiguë, et en retour la communiquait à sa sœur âgée demysans:

Dans tous ces cas au début, il y a beaucoup de fièvre; la guérison a été obtenue en quatre ou cinq jours, sauf le petit garçon qui a été malade dix jours.

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