Taillard, Cité par De coings. Thèse de Paris
2, Bomsein, The Americ Journal of th: med. Science, octobre 1889.
Deuxième cas. — Bomsein raconte qu’il soignait depuis le mois de décembre 1886, une dame atteinte d'amygdalite aiguë ; au quatrième jour de sa maladie, elle était beaucoup mieux quand son petit garçon, âgé de 7 ans, qui avait passé toute la journée précédente dans la chambre de sa mère, tombe malade dans la nuit et souffre de la gorge. On trouve de l’amygdalite : la température est de 39, il y a des signes de troutles généraux graves.
Trois semaines après, il est de nouveau appelé auprès de lui, sa mère ayant remarqué qu'il avait de l'œdème des membres inférieurs et le visage bouffi. L'enfant avait eu une convulsion avant l’arrivée du médecin, il en eut une autre en présence de Bomsein, tomba dans le coma et mourut. L’enfant ne s'était jamais plaint depuis son amygdalite. Quoique l’autopsie n'ait pas été accordée, la mort de l'enfant dans le coma urémique ne laisse aucun doute sur la nature de la maladie.
Pendant son angine tonsillaire, il n'avait eu ni rash, ni éruption, et il n’a jamais présenté les symptômes caractéristiques de l’angine scarlatine; le diagnostic de diphtérie était nié, par l'absence d’aucune tendance à l’asthénie et par l'absence d’aucune tuméfaction ganglionnaire au cou.
Dubousquet, Laborderie et Jasiewiez (1) en 1889, font l'exposé d'une épidémie qui frappe 25 enfants dans une école de Saint-Ouen. Les premiers cas
1, Dubousquet: Laborderie. Sociélé médicale pratique, 1880.
se 53 — furent les deux maîtresses de l’école; c’est par elles que les enfants furent contagionnés.
Dauchez {1), la même année, relate une épidémie d’angine tonsillaire qui frappa le VI° arrondissement de Paris.
Descoings (2), sous l'inspiration de Dauchez, publie une thèse sur l’infectiosité et la contagiosité de l’amygdalite aiguë. Il cite une observation per: sonneile intéressante.
« Le 25 octobre, Madame D..., avenue de l’Observatoire, 9, qui a été atteinte en 188; d’angine diphtérique, éprouve des douleurs dans l’arrière-gorge. Elle se regarde dans la glace et voit ses deux amygdales rouges, tuméfiées, parsemées de points blancs. Douleurs assez vives. Le 28 amélioration. La malade cessa les irrigations d’eau de chaux, seul traitement employé par elle.
Le 2 novembre, 9 jours après, dans la soirée, son mari est pris de frissons, de douleurs vives dans Ia gorge qu’il attribue à un refroidissement.
Le 3. — Fièvre vive.
Le 4. — Je suis appelé et je constate une rougeur interne du pharynx, une série de points blancs sur l’amygdale gauche.
Le 6. — Guérison. Il n’y a pas eu d’albuminurie.
Houmon (3), a publié, èn Australie, un travail sur