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les ingesta (aliments ou boissons) ne jouaient absolument aucun rôle dans la propagation du mal.
Nous avons trouvé une indication curieuse touchant le rôle du lait dans ce développement de l’amygdalite aiguë. Elle est due à Goocle (1) et a été publiée en Angleterre.
Epidémie développée dans certains bâtiments d'une école militaire ; l'épidémie atteignit 4o personnes sur 358 qui habitaient ce bâtiment. Toutes consommaient du lait d’une ferme voisine. Toutes celles qui prenaient le lait bouilli furent épargnées. L’auteur attribue cette épidémie à l’eau que les vaches avaient bue. Ces vaches avaient été mises pendant l'été dans un pré voisin d’une ferme fournissant du Jait à une ville où les angines avaient existé précédemment, et comme les vaches n'étaient point malades il pense que les agents pathogènes avaient traversé leur organisme pour s'éliminer par le lait, d’ailleurs la maladie ne s'est pas transmise de l’homme à l’homme.
d). Contagion par l'air.
C'est par l’intermédiaire de l'air que l’amygdalite aiguë se transmet dans la grande majorité des cas.
L'épidémie peut frapper une ville entière ainsi que le démontrent les observations de Mazeuc pour Gordon, de Mantle pour Durham, de Rawers. Elle peut atteindre tout un quartier, ainsi que l’a montré Dauchez pour le sixième arrondissement de Paris,
1, Goocle. The Bristish Med. Journal, 12 mars 1800, page 474.
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ee et Homman pour certaines petites localités de l’Australie. Mais, la plupart du temps, la contagion s'exerce dans une école, dans un atelier, dans une salle d'hôpital, et surtout dans une famille. Pour l’école nous renvoyons aux cas de Dubousquet, Laborderie, d'Eloy et de Pepin : Pour l'atelier nous rappelons l'observation de Fernet. Pour les salles d'hôpital, on a pu lire plus haut les observations de Siredey, de Pfannenstieil, de Tissier, de Jacquemart, de Richardière. Enfin on a pu noter que le plus grand nombre d'observations intéressent la contagion dans les familles.
C'est bien par conséquent par l'intermédiaire de l’air que se transmet la maladie, et l’on peut immédiatement ajouter que la transmission ne se fait ordinairement que dans les deux conditions suivan- CS:
1° À petites distances du malade;
2° Par un séjour assez prolongé près de lui.
Les observateurs qui ont suivi la contagion dans la salle d'hôpital, ou dans les maisons, insistent bien sur ce double caractère qui démontre la contagio sité de l’amygdalite aiguë, contagiosité faible, il est vrai, mais incontestable.
Reste à se demander comment la maladie se transmet par l'intermédiaire de l'air.
Nous croyons qu’on peut ici invoquer les conditions que l’on observe dans la transmission de la tuberculose. Ce sont les crachats, tous les produits d’expuition qui, desséchés sur les parquets, sur les
m ouchoirs, doivent être redoutables. L’air ne sert
ici que de véhicule à l’élément contagieux.
B. — Contagion après la guérison de l'amygdalite,
Un malade atteint d’amygdalite aiguë, guéri de son affection, peut-il donner dans les jours qui suivent une amygdalite aiguë?
Netter (1) admet que la contagion peut se faire en de pareilles conditions dans le cours de la pneumonie, mais ce n’est guère le cas pour l'amygdalite aiguë.
Nous n’avons qu'uné seule observation à mentionner. Elle est due au D' Alfred Maurel (de Marseille). «Joséphine Chiapa, âgée de 10 ans, habitant au boulevard National, à la suite d’un refroidissement aux pieds, contracte une amygdalite aiguë le 3 février 1888. Fièvre, nausées, dysphagie, amygdales rouges.
Après huit jours de traitement, l’inflammation des amygdales et du pharynx disparut et l’enfant entra en convalescence.
Quatre jours après la guérison, sa jeune sœur Rosa, âgée de 7 ans, qui couchait avec elle, éprouva
les mès symptômes, frissons, fièvre, mal de gorge, ydales tuméfiées et piquetées de points blanch:
1, Ne ‘e la contagion de la pneumonie, Archives générales de Méde-
cine, 18€
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Un traitement antiseptique énergique triompha
au bout de six jours de ces accidents de nature infectieuse.
On conçoit d’ailleurs que la contagion puisse se produire après la guérison du malade, quand on considère les propriétés biologiques des agents pathogènes de la maladie.
Il est, en effet, démontré que le pneumocoque et le streptocoque résistent à la dessication et conservent leur activité en dehors du corps humain (Netter). Ainsi s'explique l’observation suivante due au D' Fanton (de Marseille), où l'on voit des objets de literie, un mois après la guérison du malade, servir de véhicule aux germes de l’amygdalite.
Voici cette observation.
Dans une famille, un enfant meurt à la suite d’un état infectieux très grave déterminé par une amygdalite que l’on ne peut rattacher, ni à la diphtérie, ni à une maladie éruptive. Son oncle est pris à son tour d’une amygdalite à caractères herpétiques et devient le point de départ d’une petite épidémie auprès des personnes qui étaient venues successivement le visiter ou le’ soigner; savoir, sa sœur, ses deux beaux-frères et une de ses deux belles-sœurs. Il était guéri depuis plus d’un mois, lorsque sa mère déménage et part seule pour Vitrolles emportant avec elle tous les objets de literie du malade. Arrivée dans ce village situé à une vingtaine de kilomètres de Marseille, à l'écart de la grande route, et dans un endroit très élevé, cette personne
So —— est prise d’amygdalite aiguë quelques jours après son installation, et trois casse développèrent dans le village chez des voisins qui étaient vénus la soigner. Le D' Fanton se rendit lui-même à Vitrol-
les et put constater la contagion.
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