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à sa sœur aînée que l’on avait isolée mais qui avait bu dans son verre au début de la maladie.
Le D' Fanton (1) nous a communiqué une observation que nous développerons plus loin, et dans laquelle la maladie s’est propagée au bout d’un mois par l'intermédiaire des objets de literie.
Cette observation a certainement une réelle valeur, malheureusement nous verrons plus loinque l’amygdalite aiguë se propage surtout, à petites distances, par l'intermédiaire de l'air. On conçoit dès lors combien il est difficile d’incriminer, avec quelque apparence de raison, les objets qui entourent un malade.
b). Contagion par une personne tierce restée indemne.
Le D' Fanton (de Marseille) a noté le fait suivant :
En mars 1893, un enfant de cinq ans est atteint d’amygdalite ; une femme de ménage reste deux nuits auprès de lui, elle ne souffrit d'aucune indisposition mais apporta la maladie chez elle et la donna à sa jeune fille âgée de 18 ans, qui n’avait pas mis les pieds dans la maison du petit malade.
c). Contagion par les aliments et les boissons.
Ce côté de la question a été examiné par Richardière dans son observation de la petite épidémie
d’une salle à l'Hôtel-Dieu en 1891. Il a montré que