‹ De l'inflammation suppurée de la glande sous-maxillaireChapitre 7 sur 8 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Lorsque l’inflammation est provoquée par des corps étrangers siégeant dans le canal de Warthon, la première indication consiste à en faire l’extraction en incisant le canal. Si les calculs siègent dans la glande, on incisera lentement la tumeur, couche par couche, jusqu’à ce qu’on soit arrivé sur la glande. On laissera ensuite la suppuration se faire, et les calculs ne tarderont pas à être entraînés au dehors avec le pus, qui s’écoulera par la fistule. En attendant, on appliquera des cataplasmes. 11 est prudent de surveiller attentivement le malade, à cause de l’hémorrhagie consécutive qui peut se produire, comme chez le malade de Jobert de Lamballe. Après la sortie des calculs, et lorsque l’inflammation aura complètement disparu, on traitera la fistule salivaire par les divers moyens appropriés : la cautérisation avec le nitrate d’argent fortement appliqué, suivie d’une compression exacte et prolongée, suffira le plus souvent pour amener la cicatrisation du trajet fistuleux.

Si l’inflammation était due à un traumatisme passager, comme dans l’observation IV, on se contenterait de l’application de cataplasmes, et, dans le cas d’inflammation vive, une application de quelques sangsues sur la partie externe de la tumeur serait parfaite-

ment indiquée. On se gardera bien d’employer l'onguent mercuriel, qui produirait le plus fâcheux effet en augmentant la congestion de l’organe. Les gargarismes formeront, dans tous les cas, un adjuvant utile des autres moyens.

Quant à l’inflammation survenant chez les vieillards, dans les conditions que nous avons énumérées plus haut, les meilleurs traitements seraient malheureusement infructueux.

L’inflammation n’est ici qu’une affection secondaire et qui contribue pour une part bien minime à la terminaison fatale.

Crouzel.

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