‹ De l'influence de certaines eaux minérales sur la localisation et l'élimination de substances toxiques déterminéesChapitre 23 sur 25 · CRE · texte numérisé non relu

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chez l’homme, où l’allantoïne urinaire ne dépasse pas quelques centigrammes par 24 heures;

4° Onest frappé par les différences des quantités d’alcaloïde éliminées, selon que les animaux ont reçu l’une ou l’autre des eaux mises en expériences. Nous trouvons 4,13 % avec Vittel, 5,85 avec Pougues, 5,95 avec Evian et 7,95 avec l’eau ordinaire. La première explication qui se présente à l'esprit, est qu'il s’agit d'influence éliminatrice plus ou moins marquée s’exerçant sur le rein. On peut cependant tout aussi bien penser à une action catalytique différente, exercée par les eaux ingérées, visà-vis de la destruction de l’alcaloïde par les tissus. Une telle décomposition, se faisant d’abord avec déméthylation, a été établie, pour une part de la caféine injectée, par les recherches de Schneider. D’après nos expériences, cette destruction, pour les différentes eaux essayées, atteindrait son maximum avec Vittel, puis viendraient Pougues, Evian, enfin l’eau ordinaire, qui serait la moins active,

Ce qui peut justifier cette interprétation, c’est que la proportion d’azote total urinaire augmente après administration de l'azote de la caféine, alors que celle-ci ne se retrouve en nature dans l’urine, qu’en proportion relativement faible, en accord avec les résultats obtenus par Schneider.

59 L'examen du tableau d’Evian montre d'abord ce fait significatif en faveur de cette eau administrée seule, sans caféïne, c'est que les substances azotées déposées dans les tissus, puis entraînées,

ont donné plus d’azote urinaire que n'en a apporté la caféine. Cette augmentation a porté principalement sur l'allantoïne et l’urée. L’azote des corps indosés a cependant subi une augmentation de 7 centigrammes, ce qui tendrait à montrer que, si la caféine se détruit dans l'organisme en donnant d’abord des purines, celles-ci peuvent encore se désintégrer jusqu'à des formes plus avancées:

CSHEN40 3 + O H?0 —C{H6N403 + CO?

Acide urique Allantoïne C'HSN40 3 + 03— 2CON?H4+C?204H?

Allantoïne Urée Acide oxalique

Nous remarquerons enfin que s’il ne s'agissait que d'une élimination rénale plus ou moins active de la caféine suivant la nature de l’eau ingérée, on devrait encore retrouver l’alcalotde dans l'urine, après les deux premiers jours qui suivent son administration, Or elle a disparu dès le troisième jour. [ ‘paraît donc bien s'agir d’une destruction dont l’activité, dans les deux jours qui suivent, peut être considérée comme d'autant plus grande que la proportion d'alcalotde éliminé est plus faible. Il ne nous échappe pas que, pour résoudre définitivement cet important problème, des expériences plus nombreuses sont désirables. Les preuves qu’elles apporteraient, seraient, à leur tour, invoquées comme explication des faits si curieux observés par le professeur Billard, par Louis Violle, et André Giberton, sur l'influence antitoxique de certaines eaux

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minérales vis-à-vis de toxines proprement dites ou encore d’alcaloïdes tels que la spartéine (1).

1. L. Violle et A, Giberton ont montré qu’une solution isotonique de chlorure de calcium protège le cobaye contre l’action toxique du sulfate de spartéine (C. R. Ac. Sc.;t 188, p. 1181).

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