‹ De l'influence de certaines eaux minérales sur la localisation et l'élimination de substances toxiques déterminéesChapitre 7 sur 25 · BUT FONDAMENTAL ET SUJETS ACCESSOIRES DE NOS RECHERCHES · texte numérisé non relu

BUT FONDAMENTAL ET SUJETS ACCESSOIRES DE NOS RECHERCHES

Il est de notion courante que l’organisme animal se protège contre les intoxications par la destruction, la fixation et l'élimination des poisons. On sait, d'autre part, que l'ingestion de doses convenables de certaines eaux minérales contribue à stimuler ces trois procédés de défense, en particulier par action sur le fonctionnement du foieet du rein. Les démonstrations qui en peuvent être données s’appuient principalement sur la détermination et les dosages des substances qui franchissent les émonctoires rénal et intestinal. Elles ont été faites, en majeure partie, par les praticiens des stations et leurs collaborateurs scientifiques. Il nous a paru qu'elles pourraient être tentées directement, plus qu'elles ne l'ont été jusqu'ici, par la méthode expérimentale. dont le maniement comporte une plus grande précision. Il est plus facile, en effet, de soumettre des animaux à un régime constant ; il

est, d'autre part, possible d'administrer à ceux-ci

des substances plus ou moïns toxiques, étrangères à l’organisme, et dont on peut déterminer la fixation, l'élimination, et même, jusqu’à un certain point, la destruction. Après avoir pratiqué en série les dosages nécessaires sur les sécrétions et les excrétions, on peut sacrifier les sujets en expérience, et analyser quelques organes intéressants. Nous avons cru devoir faire porter les recherches procédant de cetteidée, d’abord sur une substance minérale, puis sur une substance organique, bien définies l’une et l’autre.

Comme matière minérale, nous avons choisi le cuivre qui nous a paru intéressant de deux points de vue essentiels : d’abord du point de vue directeur de nos recherches, c’est-à-dire hydrologique (fixation et élimination éventuelles sous l'influence d’eau minérale déterminée) ; ensuite; du point de vue des contradictions auxquelles les recherches effectuées sur la toxicité de ce métal ont donné lieu.

Ces deux parties de notre étude sont connexes en ce que le cuivre peut être introduit dans l’organisme soit avec des aliments de conserve que l’on reverdit à l’aide de ses composés, soit sous forme de médicament, alors que, pour cette utilisation thérapeutique des sels de cuivre, il ne semble pas que l’on se soit suffisamment préoccupé de leur toxicité.

Comme substance organique, nous avons, après divers tâtonnements, fixé notre choix sur un corps de nature alcaloïdique, de faible toxicité, dont les transformations éventuelles dans l’organisme viendraient ajouter leur intérêt à celui de son élimination : la caféine répond à ces conditions. Comme un grand nombre de composés azotés résultant du fonctionnement normal de la cellule vivante, animale ou végétale, cette substance se rattache à un noyau fondamental, celui de la purine représenté par le schéma suivant :

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