CHAPITRE XIV
En adoptant ces deux causes de refroidissement^ on en conclurait qu'elles pourraient ne pas se balancer toujours de manière à produire un refroidissement égal. En effet, ;bu lieu dé faire la comparaison des termes moyens des expériences ci-dessus, en les regardant chacun comme un résultat unique , ai nous examinons les expériences particulières dont il e&t corttposé , noua verrons que , dans quelques-unes , le refroidissement a été exactement le même de part et d'autre; quant au reste, il a été, pour les unes> plus grand dans Fair humide , et pour les autres , plus grand dans. l'air sec» Notons que l'ai? humide était à son maximum dans presque tous, les cas, et qu'il en différait très-peu dans les autres, cantine on peut le voir dans le tableau; que le degré de sécheresse de l'air aec a varié dans les diverses expériences, et que c est précisément dans celle dont les limites étaient de 55 à 44 de l'hygromètre de Saussure, que la supériorité du refroidis?$menjt était décidément du cèté de Fair sec*
% VI. Du. Refroidissement dans Pair calme et
dans Pair agité.
Dans l'air calme , à une température inférieure à celle de notre corps , nous perdons de la chaleur de trois manières différentes : par évaporatkm , par le contact de l'air et par le rayonnement.
La perte par le rayonnement aurait lieu égale-* mentj dans le vide , , et ne paraît pas influencée par. la nature des gaz. Maintenant, que l'air vienne à - s'agiter , * le rayonnement n'en sera pas affecté ; mais le renouvellement de * Pair .augmente considérablement la quan^té de chaleur enlevée au contact , et dans une raison qui paraît proportionnelle à la vitesse du courant. À la plus: grande perte de. chaleur par cette action du vent , il faut ajouter le refroidissement que produit, une plus grande évaporation, laquelle augmente aussi avec la vitesse du vent. C'est & ces deux causes réuijies que nous devons attribuer le sentiment si vif de fraîcheur ou de froid que nous éprouvons lorsqu'il ne survient d'autre changement de l'état de l'atmosphère que dans la vitesse de son mouvement. On concevra facilement qu'un refroidissement causé par cette seule modification de l'air pourra égaler l'effet qui résulterait du seul abaissement de la température; mais on ne se doute pas , en général, de l'étendue dans laquelle cette compensation peut avoir lieu.
Dans le célèbre voyage de découvertes aux régions arctiques , sous la conduite du capitaine Parry, on eut fréquemment occasion de remarquer que les indications du thermomètre ne s'accordaient nullement avec les sensations des voyageurs, lorsqu'ils ne jugeaient des causes physiques du refroidissement que par les degrés de la tempe rature.