‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 162 sur 206 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

aussitôt ; mais une fonction composée de plusieurs actes : d'une part, l'absorption et l'exhalation, attributs de tous les êtres y i vans; d'autre part, l'intervention des deux parties constituantes de l'fûr atmosphérique, l'oxigène et l'azote.

Cette vue n'est pas une idée préconçue; mais un résultat auquel nous avons été successivement conduits par une foule de faits.

Elle nous présente les êtres animés, puisant dans la composition de l'atmosphère deux principes constitutifs de leur économie.

Elle nous fournit de nombreuses déductions dont plusieurs sont déjà appuyées sur les, faits qui font partie de la science.

Ainsi l'oxigène qui disparait étant absorbé ef l'acide carbonique exhalé, les proportions relatives sont nécessairement variables^ par la nature des deux fonctions , qui doivent varier dans la me-* sure de leur action. Le fait est maintenant hors de doute. Elles pourraient même .varier de trois manières : i°. l'acide carbonique serait expiré en moindre quantité que l'oxigène qui disparaît; a*, en quantité égale; 3°. en excès. Le premier est te cas ordinaire ; le second est appuyé sur les résultats d'AUen et Pepys; le troisième, s'il n'est pas encore constaté , le sera probablement dans la suite. Je pourrais même dire qu'il l'est déjà ; m renvoyant à l'expérience de MM. Allen et Papys ? relative à la respiration dans l'air factice ,

composé d'oxigène et d'hydrogène. La même observation a Heu relativement à l'azote absorbé et à l'azote exhalé; l'excès > l'égalité , le défaut de l'azote expiré, relativement à l'azote inspiré. Les faits à l'appui de cette déduction sont consignés dans le 20 et le 3e paragraphe de ce chapitre. • Reprenons l'oxigène , et considérons ce qu'il devient dans l'économie ; autant que nous le pouvons dans l'état actuel de la science.

Lorsqu'il est absorbé et porté dans la masse du sang , tout nous fait croire qu'il contribue à la formation de l'acide carbonique.

Mais des expériences que j'ai exposées plus haut prouvent qu'il ne peut pas être la seule source du gaz contenu dans le sang.

Puisque nous avons fait voir que certaines espèces peuvent exhaler dansun temps donné autant d'acide carbonique dans l'hydrogène que dans l'air atmosphérique, ilyadoncutieouplusieurssources subsidiaires de l'acide carbonique contenu danslesang. Il est facile d'en indiquer une. On sait, d'après les recherches de Jurine, de MM. Chevreul et Magendie et d'autres , que ce gaz existe dans presque 1 toute l'étendue du canal digestif. On ne peut re-j fuser d'admettre qu'il s'en forme dans le travail dm la digestion. En contact avec presque toute la sun face muqueuse du canal digestif, une partie de oa gaz doit être absorbée. Si l'on en doutait , je citerais des cas où de l'eau imprégnée d'acide carbonique et bue en quantité suffisante, a produit <Jd

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symptômes d'asphyxie. Le docteur Desportes a communiqué des observations à ce sujet à l'Académie royale de médecine.

Quant à Poxigène qui contribuerait à former l'acide carbonique contenu dans la masse du sang, il doit arriver de deux choses l'une : il entre en combinaison ou subitement ou lentement. Dans le dernier cas , il y aura de l'oxigène en excès , circulant dans la masse du sang. Cet oxigène libre sera donc à la disposition de l'exhalation qui aura lien dans les organes propres à lui livrer passage : c'est ce qui a lieu chez les poissons, dans la vessie natatoire desquels on trouve de l'oxigêne. Je me propose de poursuivre ce sujet en m'occupant avec M. Dumas de l'examen des gaz contenus dans les diverses espèces de sang , sous le rapport de lettiF nature et de leur quantité.

fyjto QUATRIÈME PARTIE

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