CHAPITRE XVIÎ
gène que j'ai indiquée plus haut, est antérieur à la connaissance des principes qui servent, à expliquer la manière dont il opère; car la détermina* tion des lois relatives aux vapeurs est une découverte que nous devons aux physiciens actuels, et, c'est un ancien usage.de placer sur. le poêle un vase contenant de l'eau, afin de remédier au malaise dont nous avons parlé; mais ce remède est ordinairement insuffisant , par une application incomplète des principes sur lesquels son utilité se fonde , les uns dérivés de la physique , les autres de la physiologie» Il .faudrait produire une vaporisation plus abondante pour ramener Fair au degré d'humidité qui convient à la constitution 'des individus. >/:
.. Dans, la situation que, je viens d'indiquer, je suppose la chaleur modérée, et j'observerai que , même alors, cette chaleur peut paraîtra excessive > parce qu'on lui attribue le malaise qui provient de la cause que je vien6 d'exposer, et que j'examine seule pour ne pas perdre mon sujet de vue* . De même, dans des régions arides, on rapporte à la chaleur de Fair et du vent des effets qui proviennent en grande partie de l'évaporation causée par la sécheresse de l'atmosphère. Le. docteur Knox , qui a voyagé dans l'intérieur de l'Afrique, au nord d|t cap de Bonne-Espérance., m'a rapporté des faits qui justifient cette opinion, et il est à désirer que Ce bon observateur veuille bien les publier.
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§ XVI. On sait que dans un air agite dont l'humidité n'est pas extrême, l'évaporation , considérée d'une man rère générale , peut être aussi grande que dans un air sec et calme ; mais > en supposant deux conditions de l'atmosphère où les effets du mouvraient compenseraient ceux de la sécheresse, leur influence sur la transpiration par évaporation ne serait plus la même. Le mouvement de l'air n'agit bien que sur les surfaces exposées aux courais, cdmme les tégumens du corps scelles des poumons sont abritées , et malgré leur communication au dehors, l'agitation de l'air a peu.de part dans la quantité de vapeur qu'elles fournissent* Cette considération servira à déterminer le choix des lieux convenables à l'habitation des personnes dont la santé est délicate. Celles k qui l'augmentation de 1 évaporation par les poumons est nuisible doivent préférer un air moins sec, mois légèrement agité , dans les cas où il est important de produire une fraîcheur agréable.
§ XVII. Dana une foule de maladies aiguës, la peau et une partie des voies aériennes se dessèchent manifestement. Or, d'après les effets funestes que nous pouvons produire sur le6 animaux par le dessèchement de l'un OU l'autre organe , je crois qu'on sentira vivement la nécessité d'y remédier autant (Jufc, poséibte - Nous avons vu combieit la boisson èât insuffisante; l'inhalation de la vapeur aqueuste , à laquelle on a quelquefois recours, ne produit qu'un soulagement passager, et, dans
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des Cas y l'emploi en est impossible. Si Ton rendait 'humide l'atmosphère du malade al entre* tenant près de lui une vaporisation d'eau conve*nablement ménagée, il respirerait continuelle*» ment, et sans effort, une vapeur* qui non~seulement arrêterait le dessèchement des organes respiratoires, mais qui tendrait aussi à faire cesser cet état par l'absorption dent cette vapeur est susceptible. ( Chap» xm, 4* partie. }
U faut de» moyens plus actifs à la peau, l'imbiber d'eau liquide dans une étendue plus ou moins grande, et essuyer ensuite la surface; précaution en général nécessaire pour procurer au malade par le contact immédiat l'avantage de Faction vivifiante propre à la constitution de l'air atmosphérique, ou, en d'autres termes, de la respiration cutanée. De tek soins donnés avec assiduité et discernement contribueraient à diminuer la mortalité dans ce genre de maladies.
§ XVIIL II est des considérations relatives aux moyens de diminuer la mortalité dans d'autres cas > et dont l'application est plus générale. Elles dérivent des faits que nous avons exposés touchant las mo^ difications des constitutions à différentes époques de la vie , dans leurs rapports avec la faculté de produire de la chaleur, et l'influence de la température extérieure. Je me suis bornée déterminer ces rapports ; mais l'étenduede cette partie de mon travail montre le motif qui m'a porté à .donner à ce sujet une attention -particulière. Lés faits que
j'ai exposes pourront prémunir contre les idées erronées sur la chaleur des enfans , et suggérer les soins qu'ils exigent à cet égard dans les climats et les saisons peu favorables à la conservation de leur existence.
Si de pareils soins étaient perfectionnés et généralement employés , on réduirait considérablement une des causes les plus puissantes de mortalité à cet âge dans notre climat. Elle ne se borne pas aux enfans que la misère de leurs parens ne saurait soustraire à la rigueur du froid ; ciitfbnstance où la cause de mort est manifeste et inévitable,, si l'on ne vient pas à leur secours; maïs elle règne dans une plus grande étendue, sans être aperçue ni soupçonnée, dans des familles qui jouissent de l'aisance , et où l'on croit prendre les précautions nécessaires pour assurer la santé des enfans, parce que le froid étant relatif, on juge mal par soi-même de son action sur les autres , et que cette action est insidieuse , parce qu'elle ne se manifeste pas toujours .par des sensations déterminées et uniformes. On ne sent pas le froid, et l'on a un malaise ou une indisposition qui en provient ; la constitution se détériore , en passant par des alternatives de santé et de maladie, et l'on succombe à l'action d'une cause méconnue. Ce qui contribue encore à la rendre telle, «c'est que les effets nuisibles du froid ne se manifestent pas toujours pendant ou immédiatement après son aj>plicatiôn. Les changemens sont d'abord insensi-