CHAPITRE XVII. 4g
avons soumis à l'expérience. Je l'ai indiquée , non pour ajouter au nombre des symptômes qui peu* Tent se manifester dans ce cas , mais pour la rattacher à un grand nombre d'autres où la respiration est bornée par d'autres procédés, comme dans les engorgemens des poumons aigus ou chroniques , où la disposition au vomissement et le vomissement même est souvent un symptôme qui dérive de la diminution des rapports de l'économie avec l'air.
§ XIV. Lés espèces et les individus "varient beaucoup dans la faculté de supporter la respiration bornée. Les limites auxquelles la raréfaction de l'air peut être portée sans gêner sensiblement la respiration d'un grand nombre d'animaux et d'hommes est vraiment surprenante ; mais les limites où la raréfaction extrême produit des effets presqu'aussi prompts que ceux de la privation absolue de ce^uide sont assez rapprochées pour qu'elles admettent peu de différences à cet égard chez les animaux à sang chaud. La pression à laquelle les bruants que j'ai soumis à l'expérience étaient près d'étouffer correspond, en prenant la moyenne, à 1 5*^^,5, et la moyenne pour les cochons dinde à 9*-1 % i . Je cite les espèces qui m'ont présenté les résultats extrêmes. Au reste, la comparaison ne pext être bien établie entr'elles qu'en multipliant beaucoup les résultats individuels , sans parler des précautions spéciales qu'exige ce '
genre d'expériences.
498 QU1TRÏÇME PARTIE •
La connaissance des conditions qui étendent oti limitent la faculté de supporter une respiration bornée est une de celles qui fourniraient les applications les plus utiles à la pathologie. Déjà nous avons touché ce sujet, et, conduits par d'autres considérations > nous y reviendrons vers la fin de ce chapitre ; mais la matière que nous traitons actuellement est déjà assez compliquée pour que nous évitions d'entrer dans de nouvelles difficultés.
Nous avons vu comment dans les hautes régions de l'air, l'évaporation par les poumons et la raréfaction de l'air influent sur l'économie animale ; il faudrait y, ajouter les effets propres à la diminution de pression ; mais je ne les ai pas suffisamment appréciés.
5 XV. On peut observer ailleurs que dans les régions élevées des faits relatifs à une trop forte evaporation par les poumons. En hiver ^#orsque , par uii froid très- vif, on chauffe un appartement au moyen d'un poêle, bien des personnes éprouvent une sensation pénible à la poitrine. L'air, dans un temps de gelée, contient à peine de vapeur aqueuse, et la chaleur du. poêle élevant la température de la masse de l'air augmente an capacité- de saturation pour la vapeur j de sorte tfa'k température égale, la quantité de liquide qui se dissipe par evaporation est beaucoup plus grande dans cette circonstance qu'en été. Le moyen qu'on emploie ordinairement four diminuer ou (aire cesser la