‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 175 sur 206 · CHAPITRE XVII. 5o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 5o

cautîftraiéme fait qu'on ne parvient pas à cet âge.

On craint l'emploi du bain chaud parce que l'eau affaiblit; mais on obvie à cet effet en réduisant la durée du bain , et l'on fait ainsi prédomi*ner l'application de la chaleur*.

§ XIX. Je porterai l'attention du lecteur sur un fait d'application qui pourrait lui échapper. Ou sait combien il est difficile d'élever les enfans qui naissent lopg-temps avant terme, tels que ceux qui viennent environ au sixième mois de la grossesse. En général les soins que l'on emploie pour conserver la chaleur au moyen de vétemens seraient insuffisans, comme je m'en suis assuré à l'égard des jeunes animaux qui naissent dans un état aussi peu avancé ; il faut une application extérieure d'une chaleur soutenue, jusqu'à ce que le corps ait pris un développement suffisant (Voy. p. 236). Ce que j'ai dit de l'enfance en général est applicable à toutes les époques de la vie où la constitution , par une cause quelconque, se rapproche de la modification qui nous occupe.

Quoiqu'on ait singulièrement perfectionné la condition des hôpitaux , et qu'il soit facile de prouver qu'il en est résulté une diminution sensible delà mortalité, un grand nombre d'entre eux sont encore susceptibles d'améliorations sous le rapport de leur température en hiver. Je ne saurais trop recommander ce sujet aux administrateurs éclaires <jui les dirigent. Je citerai l'hôpital de Saint-Bar*

5o6 quatrième partit:.

. thélemi à Londres comme un exemple des moyens judicieux employés pour concilier cette indication avec les autres qui sont relatives à la salubrité de l'air.

§ XX. On est souvent porté à attribuer à des suppressions de transpiration des effets qui résultent principalement de Faction du froid sur l'économie , soit par le degré de la température extérieure , soit par l"évaporation causée par un air sec ou un vent frais; et il arrive même qu'on suppose des suppressions de transpiratîoa dans des cas où elle est réellement augmentée. Nous avons déjà fait voir qu'il n'y avait que la . sueur qui pût réellement être supprimée ; ce qui cependant n'entraîne pas nécessairement la suppression de la transsudation. Elle est alors diminuée au point d'être insensible ; mais elle peut continuer d'avoir- lieu.

Il n'est cependant pas indifférent & l' économie - que la même perte en poids se fasse principalement par évaporation ou par transsudation* : dans le premier cas , l'eau qui se dissipe est presque de l'eau pure ; dans le second , la transsudation étant un procédé secrétaire, l'eau emporte • avec elle une proportion notable de matière animale.

Ainsi , à ne considérer que les effets dépendait* des proportions des liquides et des solides , la transpiration par évaporation porte sur la diminution de l'eau en général , et tend au dessèchement par-

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