CHAPITRE XVII.' 5(J
tielde quelques organes importans à la vie.La transsudbtîon , en même temps qu'elle diminue la masse totale de l'eau , diminue aussi celle des matières animales , et au lieu de dessécher l'organe qui en est le siège, elle tend, au contraire, à l'abreuver.
De sorte que dans la comparaison des effet de deux pertes égales en poids par l'un et par l'autre procédé , on conçoit, lorsqu'elles sont considérables, combien plus la sueur doit affaiblir.
De même, une absorption d'eau équïvliïente en poids 'peut réparer, ou à peu -près, la perte qufe détermine la transpiration par évaporation ; mais il s'en faut de beaucoup qu elle remplace celle qu'occasione la sueur.
Ces deux modes de transpiration diffèrent aussi par leur marche. La transpiration par évaporation tend à décroître dans des temps égaux et successifs ; la transsudation ou sueur , déterminée par la chaleur dans les circonstances Convenables , tend , au contraire , à l'égalité dans certaines Hmites.
Il y a cette autre différence que lorsque les conditions physiques qui augmentent la transpiration par évaporation viennent à cesser, ce procédé diminué dans la même proportion.
Il n; en est pas demémç de la transsudation causée par une chaleur très- élevée. Elte continue dans une très-forte proportion après l'application de la chaleur. On ne se douterait nullement, sans avoir recours à de&çbservations statiques, de l'étendue île
5o6 QUATRIÈME tARTIE.
. thélemi à Londres comme iin^j^emps après être judicieux employés pour w ^fo vapeur aqueuse, avec les autres qui s**' / de l'air. *'pol abstraction des modiû-
§ XX. On es' */& la transpiration , on veut suppressions '/Â^moyen ne qu'un individu perd imitent prr vj%ns l'espace d'un jour, on ne Téconoir \^Lrà te parti qu'on peut tirer des obextért' //^tiques qui ont. été faites à ce sujet, air y^tf résultats varient suivant les personnes q7 ^^ constatés dans des limites très-éloignées, f ..y onces par jour jusqu'à 60, et l'on est ^i attribuer ces différences à la nature de la / Çfitutioq de l'individu , à l'âge , au climat , et ijes causes inconnues. Mais il arrive ici à peuprès ce qu'on observe dans d'autres occasions, / où les faits, quoiqu'ils proviennent d'une multi-
tude de causes qui sembleraient devoir les faire varier à l'infini , sont cependant susceptibles de présenter un résultat tellement uniforme qu'il est de nature à être prévu. .
Pour trouver un résultat relatif k la transpira* tion qui approche de cette régularité , il faut d'abord faire attention à un rapport qui se reproduit dans toutes les recherches statiques sur la transpiration de l'homme , continuées pendant un long espace de temps:
En comparant la somme moyenne des alimens et des boissons d'un jour, pendant Le cours d'une année, à la somme de toutes les pertes par la