CHAPITRE V
grade simplicité , eu considérant l'animal qui transpire comme perdant un liquide qui «se dissipe, soit par évaporation aiu surfaces pulmonaire eîcutanéee , soit par trânssudatioa par la peau»
Cest la perte par l'évaporation que je mue propose d'évaluer , ainsi que ses variations suivant des circonstances déterminées.
§ Ier. Pertes par la transpiration dans des temps
égaux et successifs.
Le premier phénomène que j'examinerai est cehri qui dépend du temps é Quelle est la mesure relative de la transpiration dans des temps égaux et successifs ? Sera-t-elle croissante ou égale? Les pertes iront-elles en diminuant dans des**emps égaux ? ou enfin seront-elles irrégulières et ne paraîtront-elles soumises & aucune règle ? Tous ces résultats sont possibles ; et chacun d'eux pourrait être déduit du raisonnement appuyé sur quelques faits connus , si le raisonnement seul perdrait dé* rider des questions qui tiennent aux élémens compliqués de la vie.
Il importait de commencer par cette recherche ; afin de connaître la marche de la transpiration dépeudaifte de l'animal , et ne pas attribuer 5t l'influence des agens extérieurs des effets qui résultent de l'organisation • *Sa*s la détermination de ce point de départ , ou voirait un gratfd nombre de résultats > quelle que soit l'exactitude avec laquelle
$6 MOMIÉRE PARTIE»
on les ait établis , devenir , pour ainsi dire , inutiles , parce qu'ils ne seraient plus comparables > et la multitude d'expériences, au lieu d'ajouter à notre conviction , produirait l'incertitude par la diversité des mesures.
Ces expériences nécessitaient de nombreux détails numériques que j'ai consignés dans des tableaux qui présenteront les bases sur lesquelles reposent les résultats généraux. Ces résultats sont les seuls que je puisse rapporter sans fatiguer l'attention. Par la même raison , j'insisterai le moins possible sur les procédés employés. Je n'indiquerai que lçs principales circonstances, pour f donner une idée suffisante des précautions nécessaires pour rendre les résultats exacts et comparables*
Afin de déterminer le rapport des pertes de poids que le même individu éprouve dans des temps égaux , lorsqu'on l'expose à l'atmosphère, je pesais une grenouille d'heure en heure dans un air qui paraissait calme ; la température était notée avec soin , et restait sensiblement la même pendant la durée de l'expérience.
En comparant les diminutions de poids dans les mêmes intervalles successifs d'une heure , je trouvais , dans les quantités respectives de la transpiration, une fluctuation, remarquable. Les variations étaient très-grandes, puisqu'elles présentaient souvent des rapports doubles ou triples ; dans des temps égaux elles étaient ordinairement alterna-