‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 43 sur 206 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

tVrcs, sans présenter de parité dans les retours saooessifs de leurs accroissement et de leurs diminuons. Je m'assurai , par des expériences mtiltipfices, que ce phénomène n'était pas individuel, mais qu'il se reproduisait même dans les divers genres de cette famille que j'ai soumis à l'expérience (i).

Quoiqu'on puisse compter sur l'exactitude de ce Eût , il est peu propre à satisfaire l'esprit qui ne se complaît que dans la régularité des phénomènes. Leur irrégularité d'ailleurs , lorsqu'elle ne dépend pas de quelque erreur dans le mode d'expérimentation, suppose l'action de plusieurs causes influentes qui ne restent pas constantes pendant la durée de l'expérience. Cette considération m'a engagé à envisager mon sujet d'une autre manière pour découvrir, s'il était possible , une plus grande régularité dans la marche des phéno-

Queiles que soient les causes de la fluctuation d'heure en heure , leurs çffets pouvaient ne pas se faire sentir de même en prenant des espaces de temps plus considérables , et disparaître ainsi , au moins en grande partie , sous l'influence d'autres causes qui tendraient à rendre la transpiration régulière. J'ai donné une plus grande étendue à la dorée des expériences , et en pesant les animaux de deux heures en deux heures , j'ai vu qu'il

(1) Voyez tableau 3 et 4*

y avait une tendance marquée au décroissement des pertes par 18 transpiration dans des temps égaux. En les comparant ensuite toutes les trois heures, le décroissement devient indubitable par le nombre des faits que j'ai consignés dans les tables, • Trois heures ont presque toujours suffi, dans les circonstances où les expériences ont été faites , pour Rendre cette marche constante (i). Dans un petit nombre de cas , il a fallu des intervalles de neuf heures pour parvenir au même résultat (a). C'est donc entre ces limites que j'ai pu observer le décroissement constant de la transpiration dans des temps égaux , et que les causes qui , dans de plus courts intervalles, le faisaient fluctuer, perdaient sensiblement leur influence. J'indique ici les limites de temps de préférence à celles des quantités de liquide perdu par l'évaporation , parce qu'elles présentent des rapports plus faciles à saisir, et que nous nous en servirons utilement jusqu'à ce que des faits nouveaux exigent que nous les envisagions sous un autre aspect*

En considérant ce résultat en rapport avec les causes , *>n voit d'abord que le décroissement de la transpiration dans des temps égaux et successifs , lorsque les cfrconstances extérieures paraissent les mêmes, doit dépendre, du motos en grande partie , des changemeos d'état qui ont lieu dans

(i) Voyez lab. 6.

y'j) Vojrz ial>. 7.

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