CHAPITRE VT.* gg
lion , présumant que si elles absolvent de l'eau , " laWption sera plus marquée lorsqu'elles seront éloignées de leur point de saturation : c'est ceqni a lieu en effet.
Ces animaux ayant préalablement perdu par la inspiration une partie considérable de leur poids, et étant mis dans l*eau à la même température que Fair, m ont présenté ensuite un accroissement de poids par leur séjour dans ce fluide. Il a donc été absorbé, et cette absorption est, pour ainsi dire, sensible par la diminution marquée du liquide dans le vase où l'animal est placé» Ainsi l'eau et Fatmosphère , dans les circonstances que je viens d'indiquer , peuvent être considérées comme agisnnt en sens inverse sur le poids du corps , puisqu'il y a en diminution 'dans l'air et augmentation dans l'eau.
Mais jusqu'à quel point cet accroissement a-til lieu? quelle en est la marche? quelle en est la limite? Après ce tenue, qu'arrive-t-il au poids du corps par le contact prolongé dé l'eau, condition à laquelle tous les animaux sont exposés , et dont il importe de déterminer l'influence?
«Tai examiné d'abord l'étendue de l'absorption. Il résulte des expériences que j'ai faites que, lorsqu'on n'a pas poussé trop loin la transpiration kns l'air, l'absorption dans l'eau continue pendant le temps nécessaire pour réparer la perte faite Jaos l'atmosphère. Mais l'absorption ne s'arrête pas toujours là : elle peut dépasser de beaucoup ce
terme ayant d'atteindre le peint de saturation : H arrive donc un temps où l'accroissement saccessif de poids s'arrête. Voyons maintenant : 1s marche de l'absorption pendant ce temps. Ell« est décroissante, ainsi que nous l'avons reinarqxu pour la transpiration dans l'air, lorsque la température n'est pas très-élevée. De plus, ce décroissement est très-rapide , à mesure que les anima iu se rapprochent M la saturation : de manière que . si l'on veut les comparer sous le rapport de la vitesse de l'absorption , il faut , toutes choses égale; d'ailleurs , qu'ils soient également éloignés de leui point de saturation : alors les résultats deviennent comparatifs. Si, au contraire, ils diffèrent beau* coup à cet égard , les résultats sont très-di fierons et l'on voit que ceux qui sont le plus éloignés d« terme de la saturation absorbent beaucoup piui vite que ceux qui en sont rapprochés (i).
En comparant la vitesse de l'absorption à ceJl< de la transpiration, dans le cas oii celle-ci est h plus rapide , on trouve qu'elle peut être six foi plus grande ; mais il est évidetit , d'après ce qu précède , que ces rapports varieront suivant L distance du point de saturation. 11 résulte ai moins de cette comparaison que les pertes par 1 transpiration dans l'air peuvent se réparer pa l'absorption de l'eau , dans un temps bien plu court que celui pendant lequel ces pertes ont eu lieu
(i) fojez Ub. 14,