‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 52 sur 206 · chapitre i. \oy · texte numérisé non relu

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sons; maïs ils ne se servent pas également de ces organes ; leur usage Tarie non-seulement suivant leur développement , mais encore suivant leurs conditions physiques; rapports sous lesquels noua devons les considérer : nous examinerons d'abord leur vie sous l'eau.

Le têtard a de commun avec l'animal adulte la faculté de vivre, par le moyen de la peau , aux dépens de l'air contenu dans l'eau. On a vu pré-» cédemment que les limites de température entre, lesquelles les adultes peuvent exister dans cette condition étaient o° et io°, et que, au-dessus de ce terme , la plupart avaient besoin de recourir à la respiration aérienne ; mais les têtards ont un or-? gane de plus , qui leur sert à recevoir l'influence vivifiante de l'air contenu dans l'eau, et spécialement destiné à cet usage : or , pouvant tirer uq plus grand parti de la respiration aquatique, ils. doivent supporter sous l'eau une plus grande élévation de température , sans puiser dans l'air ex-« teneur. C'est ce que l'expérience confirme. J'en ai gardé long-temps dans des vases où elle était ver. noavelée par intervalles, et dans l'eau courante à la température de 25°.

Le point qu'il importe le plus d'éclairer est l'influence desagensphysiquessur leur métamorphose.

L'action de ces agens sur la forme des animaux est une des questions les plus curieuses de la physiologie.

Une des conditions que l'on connaît le mieux

est la nécessité de l'alimentation pour le d& loppement des formes. C'est pourquoi , lors— qu'on veut hâter la métamorphose des têtards, on a soin de mêler à l'eau dans laquelle on les garde de petites quantités de substances nutritives , et de renouveler ce liquide pour que la décomposition de ces matières ne leur devienne pas funeste. On peut de même retarder leur développement y en les gardant dans de l'eau qui ne contient pas une nourriture suffisante.

La température est une autre condition dont on connaît en général l'influence sur le développement des formes. On sait que les têtards se développent dans les temps chauds ; mais ce qui n'est pas aussi généralement connu , c'est qu'un grand nombre , dans nos climats, ne se transforment pas la même année. C'est ce qui arrive à ceux qui naissent tard en été : la température n'étant pas ensuite assez élevée, ils passent l'hiver avec leur forme de larve , et ne la perdent qu'au retour de la chaleur. Voilà les seules influences qui aient été appréciées h l'égard du développement de ces animaux.

Il y en a une autre que j'ai cherché à déterminer et à laquelle j'ai été conduit par mes expériences sur les adultes. Il s'agit des effets" que la respiration aérienne, comparée à la respiration aquatique, exerce su* la forme de ces animaux dans leur premier âge.

La différence que j'avais observée dans l'activité des adultes , dans l'un et l'autre cas , m avait fait

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