CHAPITRE m. iag
nouille et le crapaud brun et celui de Rœsel; ces espèces sont précisément celles qui ont les poumons proportionnellement plus grands. Or , comme j'ai démontré par des expériences multipliées que la seule respiration pulmonaire était à peine suffisante en été pour entretenir la vie de ces animaux et qu'il ne fallait que de légères entraves pour déterminer la mort, il s'ensuit qu'une diminution de l'étendue des poumons chez les autres espèces doit produire le même effet lorsqu'elles sont bornées à la respiration pulmonaire.
On voit le même rapport donner lieu au même résultat chez les autres reptiles. Les tortues et les serpens sont dans le même cas que la grenouille et le crapaud commun ; la seule respiration pulmonaire paraît leur suffire ; mais les lézards, en été, meurent en quelques heures si on les réduit à la seule respiration pulmonaire, en supprimant l'action vivifiante de l'atmosphère sur la peau. Une différence marquée existe dans l'étendue proportionnelle de leurs poumons et celle des serpens et des tortues.
Voilà les résultats communs à tous les animaux à sang froid relativement à l'action de l'atmosphère considérée d'une manière générale.
Quant aux modifications de l'action vivifiante de l'atmosphère sur la surface extérieure du corps., elles se réduisent toutes, en embrassait le phéoomène dans sa généralité, a des conditious physiques dépendantes de l'enveloppe extérieure*
l3o SECONDE PARTIE»*
Comme il en est de même de F influence des agens physiques que nous avons examines relativement à la transpiration 9 nous considérerons l'influence des enveloppes sous ces deux rap*ports.
'Elle dépend de leur porosité et de leur épaisseur. Examinons d'abord l'action vivifiante de l'atmosphère en rapport avec ces deux conditions. Nous avons vu que les batraciens peuvent vivre dans des enveloppes solides qui les enferment de toutes parts, pourvu qu'elles soient assez poreuses pour admettre l'air en quantité suffisante. Jai lait voir alors que ces animaux avaient vécu long— temps dans du plâtre exposé à l'air, malgré l'épaisseur de l'enveloppe. En poursuivant mes recherches à cet égard , j'ai constaté depuis que la quantité d'air qu'ils reçoivent à travers cette enveloppe ne suffit à entretenir la vie que dans certaines conditions. Il est évident qu'à travers ces enveloppes la proportion d'air qu'ils reçorvent, dans un temps donné , est moindre que lorsqu'ils ont la peau nue. C'est pourquoi ils ne sauraient vivre avec une enveloppe solide sous l'eau aérée courante, quoiqu'ils y vivent très-bien sans cette enveloppe. De même les lézards , les serpeus et les tortues n'ont pu vivre sous l'eau aérée courante dans les expériences que j'ai faites & ce sujet en raison de l'épaisseur de leur enveloppe naturelle»
La même cause influe également sur la transpiration. Nous avons vu dans le premier chapitre