‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 72 sur 206 · CHAPITRE III. ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. ï

maux Je même classe. Qu'importerait-il de savoir qu'on animal ait un ou deux degrés f ou quelques fractions de degré plus qu'un autre, s'il n'y a pas de rapport à saisir entre sa température et sa constitution? Aussi n'a-t-on pas poussé bien loin des recherches de cette nature, sans doute parcç qu'elles ne paraissaient promettre aucun résultat utile. U j a plus; ni les chaleurs de l'été ni les froids de l'hiver n'ont paru produire un effet sensible sur la température du corps; du moins ou n'en a pas constaté, et , s'il en existe réellement, on peut présumer qu'il est très -léger, par cela même qu'il a. échappé à l'observation. Même dans l'état de maladie, il écrive souvent qu'on ne reconnaît pas de modifications dans la chaleur, et dans les cas où l'on en observe , elle est ordinairement plus sensible au toucher qu'au thermomètre.

D'après tous ces faits ,. on Vflit qu'il .n'y a, pas de distinction importante à établir par la seule considération* de la température habituelle du corps, Ceat parce qu'oti s'est arrêté à.ce^hénor mène qui a paru si uniforme ou si peu varié, que nos connaissances sur la chaleur animale sont ai bornées» et que les congélations qui, y sont relatives occupent si peu de place dans les ouvrage» de physiolQgie et de médecine. ....

L'observation delà nature, dans les cirôopsfcances ordinaires, ne suffit pas il notre instruction Nous avons besoin de savoir, non-seulement ce qui est,

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mais ce qui peut être. Cest pourquoi il faut avoii* recours. à Fart pour faire naître des faits qu'on attendrait long-temps des combinaisons du hasard, ou qui pourraient ne se présenter jamais. Nous nous sommes servis de ces moyens dans nos recherches sur la chaleur des jeunes animaux et des mammifères hibernans, et nous ayons vu combien il serait illusoire de conclure de l'égalité de température chez les animaux une égalité de ressources pour la soutenir.

En envisageant ainsi la chaleur animale, on peut découvrir des différences de constitutions qu'il est essentiel de connaître. L'âge , dont nous avons examiné l'influence, n'est certainement pas

la seule cause commune à tous les animaux k sang vhaud qui modifie le développement de la chaleur. Parmi celles qui appartiennent spécialement à notre sujet, nous examinerons si les saisons ne produisent pas cet effet.

Nous avons dit que l'on n'avait pas remarqué <le différences dans la température des animaux à •sang chaud en été et en hiver. Mais comme il ne 's'ensuit pas qu'ils ne puissent différer beau- 4oup à ces deux époques dans la quantité de chaleur qu'ils produisent, ou dans la faculté d'en développer, cette question mérite d'être approfondie.

J'ai été conduit à penser qu'il pourrait en être •ainsi, en réfléchissant au changement remarquable -que le cours de l'année amène dans la manière

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dëtre des animaux vertèbres à sang froid; changement qui ne résulte pas de l'effet immédiat de la température des diverses saisons , mais de Faction prolongée de la chaleur et du froid , qui a progressivement modifié leur constitution) au point qu'en étç et en hiver, placés dans les mêmes circopstances , ils ont une vitalité si différente qu'on ne, les prendrait pas pour lçs mêmes êtres , si l'on c'avait égard à leur forme et & leur structure* Il se me semblait pas présumable quelesautres classes des vertébrés, quoique plus élevées dans l'échelle des êtres , ne changeassent pas aussi de na? tore sous l'action prolongée de causes aussi puis-? sautes.

Comme il n'existe pas de recherches sur ce sujet, je m'en suis occupé, et je m'y suis livré d'autant plus volontiers qu'il est évidemment lié avec celai de l'influence des climats*

Je me suis proposé d'examiner si, dans les saisons opposées de l'hiver et de l'été, les animaux i sang chaud non hibernans différent dans leur faculté de produire de la chaieun Pour en juger } je me suis, fondé sur le même principe que dans te expériences précédentes, et j'ai suivi le même

Il s'agissait de déterminer, en plaçant des ani- Eaux de même espèce dans les mêmes conditions k refroidissement en hiver et en été , si leur température baisserait inégalement. Dans ce cas , il s'ensuivrait que leur faculté de produire de la cha~

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leur ne serait pas la même à ces deux époques, eif supposant que rien n'ait été négligé pour rendre les expériences comparatives.

Cette condition exige d abord qu'on choisisse des animaux aussi semblables que possible, et que les expériences soient assez nombreuses pour que les différences individuelles n'influent pas essentiellement sur le résultat. Afin que le mode de refroidissement soit le même , il faut avoir égard , nonseulement à la température , mais à l'humidité de l'air, qui doit être la même dans les deux cas : car une différence dans l'état hygrométrique de l'air en produirait une dans l'évaporation qui se fait aux surfaces pulmonaire et cutanée, et, par conséquent, dans les quantités de chaleur enlevées. f

L'appareil consistait dans des vases de verre de la capacité de cent dix-sept centilitres, places dans un mélange réfrigérant de sel et de glace. L'air ainsi refroidi arrive bientôt à l'humidité extrême, effet que produit toujours un abaissement suffisant de la température. L'air étant 3 itère, l'animal est introduit, et posé sur un diaphragme de gaze , pour lui éviter le contact de verre refroidi par la glace. Un couvercle charge de glace est placé sur le vase, mais de manière ï permettre le renouvellement de l'air pour le K bt-e exèreiee de la respiration, et afin d'assurer da vantage la pureté de l'air que la formation d'acid Carbonique pourrait altérer, s'il ne se dissipai

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