CHAPITRE Y. ïo
ofaui de différons âges , dont la consommation d'air s'accroît avec la production de chaleur.
Ce résultat de k comparaison de la respiration à différentes époques de la vie , depuis les premiers temps jusqu'à l'âge adulte , est différent de l'opinion qu'on aurait pu se faire , d'après la considérition de la vitesse des mouvemens respiratoires ; de k circulation et de l'activité de la nutrition. Il diUere, en effet, de l'opinion, générale. On se fondait aussi sur la supposition que, dans la jeunesse, le développement de chaleur est plus grand ; mis comme j'ai fait voir que le contraire a lieu , la consommation d'air, relativement moindre dans h jeunesse que dans l'âge adulte , n'a plus rien '1 étrange. Ce fait rentre, au contraire, dans l'ordre connu. N'est-ce pas le même rapport qu'on a observé depuis long-temps entre les vertébrés à sang froid et les animaux à sang chaud? N'en est- 'I pas de même de la comparaison des mammifrres et des oiseaux? Les poissons et les reptiles , animaux à sang froid, ne consomment-ils pas beaucoup moins d'air que les autres classes des vertébrés, animaux dont la chaleur est très-élevée? f-, parmi ceux-ci, n'a -t- on pas reconnu que ks mammifères, en général, développent moins fe chaleur que les oiseaux, et qu'ils consom- ^nt moins d'air? Ainsi, les faits que j'ai précités relativement à la respiration des jeunes animaux, bien loin d'être des exceptions, sont, *u contraire , parfaitement conformes à la règle
générale. J'observerai de plus que mes recberch sur cette fonction et celles que j'ai faites sur la cb leur des jeunes animaux, se confirment recipn quement.
C2TAPJTRE Vf* |g5