‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 80 sur 206 · CHAPITRE VI. ig-r · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. ig-r

dans les cas extrêmes ; il y a des limites de chaleur et de froid dont les degrés intermédiaires ne dérangent pas sensiblement les mouvemens duTthorax et du cœur. Chez les animaux à sang chaud , les constitutions saines et appropriées au climat n'é~» prouvent guère de changement notable dans le rhythmede ces mouvemens, durant le cours des saisons , hors des cas extrêmes , dont nous avons parlé plus haut.

Lorsque la température n'agit pas de la sorte sur ces organes , et c'est ce qui arrive ordinairement , ne peut-elle pas avoir, suivant son degré , une influence sur la consommation d'air, pour l'augmenter ou la diminuer ? Par exemple , l'air étant plus rare en été , et en même temps plus chaud , mais à un degré qui ne change pas les mouvemens du thorax et du cœur, quel sera l'effet de cette élévation de température ? La raréfaction, lorsqu'elle est-assez considérable, diminue la consommation de l'air : la chaleur agirat-elle dans le même sens ou en sens inverse , ou sera-t-elle sans influence sur le phénomène? Je ne connais pas d'expériences oh l'on ait apprécié la part respective de ces deux agens; mais il en est qui donnent le résultat de leurs actions réunies.

Crawford a fait respirer des cochons d'Inde dans de l'air à différentes températures. L'analyse de Tair lui a fait connaître qu'il s'était formé plus d'acide carbonique dans l'air froid à la tempéra-

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lure d'environ 8* ceut. que dans J'air chaud , à-» peu-près à 55°; mais l'air froid étant plus dense, Vair chaud plus raréfié, ce changement de densité pourrait seul produire les effets observés par Craw-^ ford. - *

Toutefois, $i ces expériences étaient bien faites et assez répétées , leur résultat serait important. Il nous apprendrait que , dans un air chaud et raréfié au degré indiqué, la consommation d'aï v est moindre qqe dans un air froid et dense , tel qu'il l'était dans les recherches de Crawford. Cc« différences de température se reproduisent dans le epurs des saisons,

Le résultat de ces .expériences peut être vrai } mais il faut avouer qu'elles ne sont ni assez nombreuses , ni fondées sur des procédés assez exacts > pour qu'on puisse l'adopter avec sûreté , d'autant plus que Delaroche a obtenu des résultats varia-» blés da^s l'un et 1 autre sens.

Quelque intérêt qui soit attaché à la solution (le cette question , qui , par les raisons que je viens d'indiquer, reste encore indécise, je ne la traiterai pas ici , parce qu'elle exige l'emploi de méthodes que j'ai réservées pour nu autre ouvrage. Je m'en suis acçupé avec beaucoup de soin ; je donnerai les faits que j'ai constatés lorsque je traiterai spécialemçut des altérations tle l'air pur la respiration.

Mais il est une question, touchaut l'influente des saisons sur cette fonction, que je vais c.xuoiiuej

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kà; elle est d'une plus grande importante, et peut être décidée en .employant les procédés qui nous ont déjà servi. , , (

U s'agit de savoir si , par le changement. das> saisons y la constitution n'éprouve pas ctas modifia, cations telles qu'en supposant l'air dans, le même, état de densité , de température , etc. , il ne serait) pas consommé dans des proportions différentes aux deux époques.

Les faits précédemment établis , et les rapport» que nous y avons aperçus, nous mettent à même* de prévoir, avec une grande vraisemblance, le résultat de l'expérience. En suivant les change-» mens qni surviennent chez les .animaux à sang chaud par les progrès de 1 âge, nous avons vu qu'à différentes époques , depuis leur naissance jusqu'à l'âge adulte , la consommation d'air augmente, toutes choses égales. d'ailleurs; avec le développe-» ment de la chaleur. Cette relation entre Jà respi-i ration et la production de chaleur est conforme à ce que nous avons déjà observé entre des'ampi?U* de classes différentes, tels que les vertébrés 4 sang froid comparés aux animaux à sang chayd, ç| les mammifères aqx oiseaux. .' On doit donc s'attendre à ce que cette correspondance se reproduise dans d'autres cas où 00 ne l'aurait pas en-? core observée , par exeihple , dans celui que nous nous sommes proposé d'examiner.

Nous avons fait voir dans un des chapitres pré-*. cédens, que, chez les animaux à sang chaud qui

jouissent de toute leur activité, et dont la constitution est appropriée au climat , la faculté de produire de la chaleur est plus grande en hiver qu'en été , condition qui doit influer sur la consommation d air, et la rendre , toutes choses égales d ailleurs, plus -grande en hiver qu'en été, s'il existe réellement unç liaison intime entre les deux fonctions.

Supposons, par exemple, qu'on fesse deux séries d expériences , l'une en hiver, l'autre en été , sur des individus de même espèce, renfermés chacun dans un vase contenant la même quantité d'air; toutes les conditions de ce fluide étant les mêmes pour tous, ite y vivront d'autant plus long-temps, qu'ils -consommeront moins d'air dans un temps donné. Si -leur constitution est telle en biver que leur consommation d'air soit plus grande à cette époque, U s'ensuit qu'ils vivront moins longtemps dans la sérié d'expériences faites dans cette saison, si aucune cause étrangère et perturbatrice n'empêche ce résultat. Pour qu'on puisse y compter et qu'on ne l'attribue pas à des différences indivis duelles, il feut les compenser par un nombre suffisant d'expériences dans chaquç série.

J'ai ftit, au mois de janvier 1819, une Suite d'expériences sur six bruans, ren fermés chacoudan s un vase contenant 1 17 centilitres d'air, placé sur le mercure, avec un diaphragme de gase pour soutenir l'animal. J'ai porté la température de l'air à 30* et si° pour égaler une température modérée

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