‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 82 sur 206 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

d'autres , pourvu qu'elles ne nous écartent pas de Ja marche que je me suis tracée dans cet ouvrage.

J'ai pensé que les phénomènes que ces animaux présentent pendant qu'ils respirent la même quantité d'air, fourniraient des données propres à nous éclairer sur la manière dont ils consomment l'air dans les deux saisons.

Lorsqu'on respire urte quantité limitée d'air, on l'altère , et par la diminution de l'oxigène et par la production d'acide carbonique; dans le cas où ce gaz serait éliminé à mesure qu'il se forme , la diminution successive de la proportion d'oxigène ne laisserait pas de gêner la respiration; et si , dans les premiers temps, cet effet n'est pas sensible , il vient une époque où elle commence à se manifester par l'accélération de la respiration , qui croît arec la cause qui Ta produite. D'autres signes d'une respiration laborieuse se manifes-^ tent lorsque la proportion de l'oxigène est considérablement diminuée. Or, il était à présumer que dans la série d'expériences où la consommation d'air serait plus rapide , les signes d'une respiration gênée par la diminution plus prompte de la quantité d'oxigèn» se manifesteraient plus toi. Mais il fallait choisir des signes non. équivoques , faciles u constater, et qui ne pouvaient être attribués h d'autres causes qu a celle dont nous voulions, apprécier l'effet. Je n'ai pas jugé à propos de prendre pour terme de comparaison l'accélération des» mouvemens respiratoires , d'abord parce

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qu'ils sont équivoques par leur nature , la gêne de la respiration pouvant se manifester, tantôt de cette manière , tantôt par une augmentation dans rétendue des mouvemens , sans qu'il y ait une différence sensible dans leur vitesse; ensuite , ils sont équivoques par les causes qui les produisent. Les individus plus ou moins farouches varient dans l'émotion qu'ils éprouvent lorsqu'on les met en expérience , et de là une différence dans la vitesse de ces mouvemens. Ce n'est pas qu'on ne puisse en tirer parti ; mais il y avait un autre moyep qui ne pouvait induire en erreur. Dans la gêne ex— trême*«fce la respiration les oiseaux ouvrent le bec. Jetipe suis donc proposé de noter dans les deux saisons le moment où chaque individu donnerait ce signe évident d'une respiration gênée , signe qui devait se manifester d'autant plus vite , que l'animal aurait plus promptement réduit la proportion d'oxigène, et j'ai eu soin de ne le faire que dans les expériences sur la dissolution de potasse, pour que l'air respiré fût, autant que possible, exempt d'acide carbonique. Il est évident qu'il ne fallait établir la comparaison qu'entre les termes moyens des observations faites dans les deux saisons, à cause des différences individuelles, qu'il fallait dans ce cas , comme dans les précëdens , compenser par le nombre qui forme chaque série. Je notai donc eu janvier, sur dix bruans , l'époque oii ils commencent ù ouvrir le bec dans ce genre d'expériences que nous avons déjà tic-

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