‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 83 sur 206 · CHAPITRE Vï. 2û · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vï. 2û

crit. Cette époque, représentée par le terme moyen des époques individuelles, fut ob5a' 53", après le commencement de l'expérience. Des observations semblables , faites à la fin du mois d'août et aa commencement de septembre, sur douze individus de même espèce et placés dans les mêmes circonstances , donnent pour résultat moyen de l'époque où ils commencent à manifester le même signe , ifc 8' 55", à compter du commencement de Fexpérience (i)*

En hiver, les individus de même espèce , placés dans les mêmes conditions extérieures qu'en été ,' ont présenté le même signe évident d'un -grand embarras de là respiration 16' plus tôt qu'yen été. Or, la cause qui produit cette gêne est la même , mais à un moindre degré que celle qui ocCasioné la mort dans les deux cas , la diminution de la proportion d'oxigène par la consommation qui ' s'en fait par la respiration.

La consommation , plus rapide dans les expériences d'hiver, fait que ce signe se manifeste plus tôt. On ne saurait avoir une preuve plus sensible à 1 appui des faits précédens.

Si la quantité d'air, soit par le volume ou la densité, avait été moindre en hiver, tous les effets

que je viens d'exposer auraient été la $uite de cette différence ; du moins il aurait fallu les y rapporter. Mais , pour qu'il n'y eût aucun doute à cet égard,

(0 Fojez tab. 54- .

2o6 Troisième partie,

j'ai voulu que les conditions fussent plus favorables en hiver. La pression moyenne était la même clans les expériences des deux saisons; mais Tair dont je remplissais les vases en hiver était d abord plus froid avant de l'échauffer pour le porter à la température d'été, et la différence était telle qu'il y avait réellement plus d'air dans toutes les expériences d'hiver, quoique les animaux y eussent vécu moins long-temps, en prenant, comme je l'ai fait, le terme moyen de leur vie.

Les différences dans les phénomènes de la respiration ne tenant pas à la différence des conditions dans lesquelles les animaux étaient placés, il s'ensuit qu'elles dépendaient du changement survenu dans leur constitution , par l'influence des saisons.

Remarquons surtout que ce changement pouvait être prévu, en le déduisant d'un autre effet qui résulte de l'action des saisons. Nous avions constaté que la faculté de produire de la chaleur chez les animaux à sang chaud dont la constitution est appropriée au climat, était plus grande en hiver qu'en été; et, d'après la relation observée dans d'autres cas entre cette faculté et la consommation de l'air, nous avons pu présumer que , toutes choses égales d'ailleurs, la consommation devait être accrue* dans la même saison , avec la faculté de développer la chaleur. Cette vue a été justifiée parle résultat des expériences qu'elle avait suggérées.

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