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SITUATION DE LA PLACE AU 30 JUILLET

Le front de terre, au 3o juillet, se présentait comme il suit.

La batterie de côte n^ 22 pour quatre canons Canet de i5 cm, construite dans la période de mobilisation, était entourée de retranchements du côté de la baie du Taho. A environ 420 m de cette batterie, la ligne de retranchements rejoignait la redoute du Taho, puis le fort I. En avant de ce front, et sur les rives de la baie du Taho, on avait creusé des retranchements sur la montagne du Signal, ainsi qu'une petite batterie pour deux canons Baranovsk.

A droite et à gauche du fort I il existait deux petites batteries pour canonner ses approches. Sur le fort luimême on avait installé, pour repousser les assauts, quatre canons de 57 mm et trois mitrailleuses.

Derrière la caponnière n® i était une batterie de deux canons de 67 mm.

A partir de cette caponnière, les tranchées épousaient la crête de la montagne et aboutissaient à la batterie A.

Sur la montagne du Dragon, en arrière de l'ouvrage n® i de la montagne Dangereuse, on avait installé une batterie de deux canons Canet de i5 cm.

Les positions avancées vis-à-vis de ce front étaient for-

tifiées. Sur la montagne Takouchan, il y avait une petite batterie de trois canons de campagne entourée par une ligne de retranchements avec réseau de fil de fer. Elle était reliée à la ligne principale par un chemin de communication. Entre cette ligne et la batterie avancée se trouvait une autre batterie de réserve avec deux canons de campagne destinés à canonner la rivière Bezymiana et le chemin de Dalny. Comme garnison, en tout, deux compagnies.

Sur Siaokouchan, il n'existait que des retranchements protégés par des réseaux.

A la batterie A commençait le mur chinois qui touchait d'abord Kinkiéchan-nord, armé de quatre canons légers et de deux de 67 mm, et ensuite la batterie Kikouan-est. Celle-ci était protégée en avant par deux rangs de tranchées et dans l'intervalle entre elle et Kinkiéchan-nord il y avait une batterie de deux canons contre l'assaut; contre son flanc gauche il existait aussi deux canons de campagne.

A l'ouest se trouvait la batterie Zaliternaia pour deux canons Krupp de 1 5 cm.

La lunette Kouropatkine, formée d'une portion du mur chinois se détachant au nord de Kikouan-est, fut armée de quatre mortiers de i5 cm. Entre cette lunette et Kikouan-est on installa une petite batterie (^Kobou) de deux canons qui canonnaient très bien les approches de Kikouan-nord et de Kikouan-est.

Kikouan-nord reçut une compagnie comme garnison et son armement se composait de quatre canons légers, quatre de 8,5 cm et deux mitrailleuses.

L'autre branche du mur chinois s'étendait auprès de la batterie basse de Wangtaï, armée de trois canons de 10 cm. Plus à gauche existait une petite batterie pour canon Armstrong de 21 cm.

Au-dessus de ces batteries, on avait établi sur le mur chinois quatre canons de 67 mm pris dans les coflres de

Kikouan-nord. Au début du siège, on avait mis également dans le ravin entre Wanfftaï'kaat et Warifficû-bas une batterie de deux canons à tir rapide de campagne contre l'assaut. Wangtaï-haut avait lui-même deux canons de i5 cm.

Au pied de Wangtaï-haut et sur la hauteur en avant du mur chinois on avait construit la caponnière décou' verte n^ 2 {P) pour quatre canons de campagne.

Les deux redoutes Panlong avaient été appropriées et derrière ces ouvrages et le mur chinois on avait édifié la batterie Zaredoutnaia pour quatre canons de i5 cm.

Enfin, plus à l'ouest, on avait creusé la batterie Voltchia ou Nouveau Panlong pour quatre mortiers de 2 2,5 cm.

Dans l'intervalle entre Panlong-ôuest et Ehrlong, on avait terminé sur le monticule la caponnière découverte n^ 3 {Hatchimaki\ armée de deux canons de campagne et reliée au mur chinois par un chemin de communication en zigzag. A leur intersection se trouvait une batterie de deux canons légers.

Ehrlong avait comme garnison une compagnie et comme armement : 4 canons de 1 5 cm (i 920 kg), 3 canons légers, 8 canons de 37 mm et 2 mitrailleuses. De l'angle de gorge gauche, le mur chinois allait à Songchouchan en coupant une gorge profonde canonnée par deux canons de la batterie Zaovrajnoe. A l'endroit où le mur touchait au fossé de gorge de l'ouvrage, on avait installé deux canons de 37 mm.

A Songchouchan, la garnison était d'une compagnie et l'armement de : 2 canons Canet de i5 cm, 5 canons légers et 2 mitrailleuses.

A l'endroit où le mur chinois s'éloigne de Songchouchan vers l'ouest, il y avait deux canons légers battant un profond ravin et un peu à gauche quatre canons de 37 mm.

3o DE L'INFLUENCE DES COMBATS LIVRÉS SOUS PORT-ARTHUR

Sur la batterie bien masquée de Kourgane, il y avait : 4 canons de 10,7 cm, 4 de 7,5 cm et 4 mortiers de i5 cm.

Près du point où le mur chinois se rapprochait le plus du chemin de fer, on avait construit sur un monticule la lunette Cosaque et sur un autre voisin, une petite batterie de deux canons Baranovsk.

A l'arrière de cette ligne se trouvaient les batteries ciaprès : sur la Grande Montagne, 4 canons légers avec l'observatoire pour le commandement, sur la Butte aux Cailles, 2 canons Canet de 1 5 cm et i de 12 cm; sur la redoute n° 4 de l'enceinte centrale, 2 canons de 10,7 cm et, sur les autres redoutes de la même enceinte, 3 canons de 8,5 cm, 2 de 67 mm avec bouchers et 4 canons légers.

L'observatoire était construit sur la chaîne du Rocher, à droite d'Ehrlong. Les approches les plus voisines de ce fort et des tranchées étaient protégées par des réseaux de (il de fer, quelquefois d'un seul rang de piquets, mais le plus souvent de deux et trois rangs. Les ravins dans les intervalles entre les ouvrages étaient tous minés et la haie électrique se prolongeait jusqu'à la batterie A.

Pour les communications entre les ouvrages de ces fronts nord et nord-est et de ceux-ci avec la ville, on utilisait le chemin stratégique sortant par la porte sud de l'enceinte, contournant la batterie n® 19, suivant le pied de la montagne du Dragon, contournant la montagne Dangereuse et arrivant sur la ligne de défense près de Kinkiéchan-nord. Là, il bifurquait, une portion allant derrière les ouvrages du front est, l'autre vers le nord jusqu'à la batterie Kourganc d'où il revenait au sud en passant près de l'arsenal et de la porte nord-est.

Les autres communications étaient assurées par le chemin sortant de la porte centrale et se divisant ensuite en deux tronçons : l'un contournant la nouvelle ville

SUR LA CONSTRUCTION DES FORTS 3i

chinoise à gauche dans une vallée parfaitement à découvert et se rendant à Ehrlong; l'autre, après avoir contourné la nouvelle ville à droite, passait dans le défilé compris entre la Grande Montagne et Otrojnaia pour aboutir à Kinkiéchan-nord et à la batterie Zalitemaia.

Comme moyens secondaires de défense on doit signaler que des projecteurs étaient établis : sur la batterie n° 22, sur les forts I, Kikouan-nord et Ehrlong, sur le mur chinois, dans rintervalle entre Ehrlong et Hatchimaki et sur la batterie Kourgane. L'énergie électrique était fournie par des dynamos établies partie dans des locaux ordinaires, partie dans des abris bUndés. La majorité de ces projecteurs étaient fixes et seul le projecteur d'Ehrlong pouvait se mouvoir sur rails. Les points de dérivation se trouvaient près de la batterie A, dans le ravin derrière Ehrlong et sur le chemin conduisant de ce fort à la nouvelle ville chinoise.

Le service des communications se faisait : par téléphones, par sémaphores à signaux et ordinaires, par une sotnia de cosaques et par des vélocipédistes. L'état-major de la place était relié aux états-majors des secteurs et ceux-ci avec les forts, ouvrages, commandants des régiments et des batteries. Celles-ci étaient réunies entre elles et avec quelques observatoires, mais malheureusement ces dernières lignes étaient rares.

Les fortifications du secteur ouest commençaient à l'arsenal et étaient d'abord formées de tranchées qui aboutissaient à la redoute du cimetière. En avant de cette ligne se trouvaient des obstacles artificiels : trous de loup, pieux en échiquiers, fougasses automatiques et réseaux de fil de fer.

La redoute du cimetière^ sur laquelle il y avait une pagode, était armée de six canons de 7,5 cm ; une autre bat^

terie voisine avait des canons de 10,7 cm. Elles étaient entourées d'un rang de retranchements.

A gauche, sur la colline Dentelée, se trouvait la 6a/terie permanente G avec 4 canons de 1 5 cm et en dessous une batterie de 4 mortiers de i5 cm. Plus au sud encore, la batterie F (du sapeur^ avec 4 canons de i5 cm (3o4o kg). Les deux montagnes étaient entourées de deux rangs de retranchements.

En avant, sur le sommet de la haute montagne escarpée Caponnière, était établi Itsouchan avec une garnison d'une compagnie et un armement de 4 canons légers, 4 de 7,5 cm et 2 mitrailleuses.

A gauche de ce fort se trouvait une batterie de 4 mortiers de 1 5 cm et 2 canons légers.

Au nord, ces ouvrages de la ligne principale étaient couverts par des positions avancées. Le long de la rivière Lounho se trouvait la position de la Conduite tfeaa ou de Y Aqueduc formée des redoutes du Hocher , de V Aqueduc et du Temple, reliées par une tranchée générale. Sur celle-ci, dans l'intervalle entre les ouvrages de l'Aqueduc et du Temple, étaient préparées deux batteries de réserve pour canons de campagne. La redoute du Temple avait été piquetée dès le temps de paix ; à la mobilisation on avait construit en arrière d'elle deux lunettes. Pour soutenir cette redoute, on avait occupé la montagne Panlongchan en y construisant deux lunettes et deux batteries entourées par une ligne de retranchements.

Une portion du mur chinois reliait la batterie G et Grand Antsechan.

La garnison de ce dernier ouvrage était d'une compagnie et son armement de 4 canons de i5 cm (i 920 kg), 8 canons légers et 2 mitrailleuses.

L'intervalle compris entre Grand Antsechan etTayangkou était rempli par deux et quelquefois trois rangs de retranchements avec des ouvrages de campagne.

Tayangkou avait aussi une compagnie comme garnison

et était armé de : 2 canons Ganet de 1 5 cm, 2 canons de 7,5 cm, 5 légers, 2 Baranovsk et 2 mitrailleuses.

Sur la hauteur en arrière de ce fort se trouvait la bat^ terie temporaire du Pigeon avec 4 canons de 7,6 cm; à côté une batterie de 2 canons légers et, un peu plus à gauche, une autre de 4 canons légers.

La batterie D avait 4 canons de i5 cm (3o4o kg) et 2 légers.

Yahutsoui possédait : 4 canons de 10,7 cm, 4 légers, 4 Baranovsk et 2 mitrailleuses.

L'intervalle entre cet ouvrage et l'emplacement du fort VI était occupé par une rangée continue de tranchées, par des lunettes et des batteries de campagne en avant desquelles,. outre un réseau de fil de fer, on avait creusé des trous de loup.

Dans les retranchements construits à l'emplacement du fort VI on avait installé une compagnie avec 4 canons de 10,7 cm et 4 légers.

Enfin de ce point jusqu'à la batterie du Loup blanc, on avait établi des tranchées qui entouraient la redoute de la Colline du sel.

En avant de l'intervalle entre Itsouchan etTayangkou, on avait occupé un groupe de hauteurs dont on avait fortifié Ouglovaia et la montagne de la Division.

La montagne qui dominait tout ce front ouest du côté de la ville était faiblement fortifiée ; il n'y avait qu'une batterie de trois canons de 1 5 cm entourée par une tranchée et un réseau.

Sur trois hauteurs du massif de Laotichan on avait construit trois batteries pour canons de 1 5 cm.

Tous les ouvrages permanents du front ouest se trouvaient à proximité de la nouvelle ville. Les communications se faisaient par le chemin passant à travers cette ville et qui avait des ramifications vers la batterie D, Grand Antsechan, Itsouchan, Yahutsoui et Tayangkou.

34 DE L'DfFLCETïCE DES COMBATS UVHÉS SOCS POBT-ARTHUR

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L'annement da froat de terre de la place peut être résumé dans le tableau sairant :

Artillerie ordinaire

Canons de 2 1 cm a

— Krupp de r5 cm. ». a

Mortiers de 22,0 cm . / 8

Canons de i5 cm ^3 o4o kg) 33

— 10,7 cm 24

Canons légers r55

iJanons de 07 mm 27

Mortiers de campagne de i3 cm 2a

(JanoQS de 8,3 cm 8

Mitrailleuses 48

Total. , . . 363

Canons empriintt^s à la Jïotte

(fanons Canet de i5 cm i4

(fanons de i5 cm 2

— 12 cm I

— 3.5 kg I

— 7,5 cm 28

— i7 mm 32

— 37 mm. 17

Total .... 85

Soit un total Je '|oo canons et i8 mitrailleuses.

Il existait en oiitre une rései*\e mobile se composant de : 4 batteries de campai] ne à tir rapide de la 4*^ dirfeion, 3 batteries Je la 7^" division et i batterie de 07 mm^ ce qui donnait 60 canons. De sorte que le total général des canons s'élevait à 456.

La garnison comprenait : 9 régiments dMnfeuterie de 3 bataillons, 2 compagnies Je gardes-frontières^ 2 com-

pagnies de débarquement de marins du Kouantong, I compagnie de sapeurs, i compagnie de chemins de fer, I compagnie de mineurs et i sotnia de cosaques. En tout, au moment de l'investissement, 27 000 hommes (').

L'armée de siège était constituée par trois divisions et deux brigades avec leur artillerie de campagne : i régiment par division et chaque régiment de 4 batteries à 8 pièces. D'où un total de 6 X 82 = 192 canons.

Le parc dç siège possédait 106 canons se décomposant ainsi Q) :

Canons de 12 cm 66

— i5 cm 22

— 20 cm 2

Mortiers de 28 cm 16

Il y avait en outre un certain nombre de canons de i5 cm (4,8 kg), des canons de marine de 11, 5 cm et de l'artillerie de montagne.

C'était donc en somme un peu plus de 3oo canons, mais parfaitement établis sur les pentes en retour des collines et bien dissimulés.

De ce qui précède, on peut immédiatement attirer l'attention sur les particularités ci-après :

1° Le flanc droit de la place avait ses ouvrages trop près du noyau central. Il eût mieux valu terminer le front est aux ouvrages du Signal et y comprendre Siaokouchan et Takouchan. Ce front aurait été ainsi plus court et plus fort ;

2° Ces monts Siaokouchan et Takouchan étaient très mal fortifiés, ce qui eut des suites fatales ;

3° Les forts étaient éloignés de la ville de 3 à 3,5 km

(1) Cette énumération n'est peutrêtre pas complète si l'on s'en rapporte à ce qui a déjà été publié dans la Revue du Génie (1906, t. XXXI, p. 5 16). (') D'après Larenko, Jours mauvais de Port-Arthur,

sur le front est et de i km sur le front ouest, ce qui était trop peu et permettait de bombarder le noyau central non seulement avec les canons Krupp, mais aussi avec des canons de campagne et de montagne ;

4° Sur six forts, un seul était fini, trois à moitié terminés, un si peu avancé qu'on avait toutes les peines à en reconnaître les formes et un pas commencé du tout;

5" Un grand nombre de vallées et ravins dans les ïntervalles entre les forts n'étaient battus de nulle part;

6° Quelques forts étaient disposés de telle sorte qu'ils ne se voyaient pas et ne pouvaient se prêter un mutuel appui;

7° Les intervalles entre les forts étaient remplis par des tranchées ou de vieux ouvrages chinois n'ayant que des vues très limitées et manquant de solidité pour résister aux assauts ou au feu de l'artillerie ;

8° Sur les forts il n'y avait pas de caponnières d'arrière (') et les caponnières de gorge qui existaient étaient construites irrationnellement;

9° Par suite de leur non-achèvement, les forts préseolaicnt sur leur pourtour des angles morts. Songchouchan seul faisait exception;

lo" Sur les forts et ouvrages on avait mis des canons Krupp ;

1 1° 11 n'y avait pas assez d'abris pour les canons desliiu^H A repousser les troupes d'assaut ;

I a" Dons les coffres de quelques forts, il n'y avait pas de l'unons de flanqueuienl, ce qui montre bien la com- |di>tn ni^jligence du flanquenient des fossés;

i;i" Les voûtes bétonnées des abris n'avalent que ur;

ifs temporaires pour canons Krupp étaient es sommets des montagnes et visibles de

j.iuiM rtii|<l.>v^ par rauleur pour déaigoer les casemales It* iiitrrvallra entre In ouvrages.

i5® Dans rarmemenl de la place il y avait trop peu de mortiers et une quantité de canons d'un type démodé ;

16° A peu d'exceptions, tous les forts, ouvrages et batteries étaient vus de l'ennemi ;

17^ Les chemins de communication allant de la ville aux fronts étaient trop à découvert ;

18° Certains moyens de transport, comme, par exemple, les chemins de fer sur voie fixe ou transportable étaient inconnus ;

19° Ni dans les intervalles, ni en arrière il n'y avait d'observatoires ;

20** Il n'existait pas sur les forts d'observatoire cuirassé. Les quelques tours construites pour cet usage préservaient seulement des shrapnels et des éclats ;

21** Il n'y avait pas de réseau téléphonique spécial pour la direction du feu de l'artillerie. Celle-ci était assurée par le service téléphonique général, aussi fonctionnait-elle très mal;

22° Toutes les lignes téléphoniques étaient aériennes et sur poteaux en bois ;

23° Il n'y avait que quinze projecteurs dont douze fixes ;

24° Les appareils pour la télégraphie sans fil étaient installés, mais ne fonctionnaient pas ;

25** Il n'y avait pas de ballons dans la place ;

26** Les réserves d'instruments et die matériel pour le service du génie étaient restreintes et elles avaient encore été diminuées par des envois faits aux troupes en campagne avant l'investissement.

Tous les travaux qui ont été énumérés plus haut durèrent cinq mois et demi.

L'absence d'états officiels ne permet pas de fixer exactement le nombre des travailleurs employés pendant ce laps de temps, le matériel ulilisé ni les charrois nécessaires pour le transporter. Néanmoins, en raison de l'importance que ces chiffres peuvent présenter pour l'éta-

blissement des plans de défense, il est intéressant de citer ceux dont on a pu disposer.

Dans le courant de février et mars, on désignait journellement pour les travaux les trois quarts des troupes de la 7^ division, ce qui faisait 8000 hommes par jour. En avril et mai, ce nombre se réduisit jusqu'à 2 000, mais après le 28 mai, le 5* régiment de tirailleurs sibériens fournit journellement 1 000 hommes. En juin et juillet, les fantassins travaillant sur la position ne dépassaient pas 3 000 par jour.

Le nombre quotidien d'ouvriers chinois était de 6 coo, mais comme rendement ils ne valaient pas plus que 4 000 Russes.

De cette façon, dans le courant de février et mars, il y avait journellement sur les travaux 12000 hommes, ce qui donne 59 X 12000=^708000 journées de travailleurs.

Du i5 mai à la fin de juillet, 6 200 hommes journellement, soit 477 4oo journées.

Pour effectuer les travaux, il fallut donc i 645 000 journées de travail.

En admettant pour la ligne de défense une longueur de 22 km, on voit qu'il fallut 70220 journées par kilomètre.

Comme moyens de transport on disposait par jour de i5o voitures à deux roues de la 7* division et de 80 charrettes chinoises louées volontairement. Pour une même quantité de matériel à transporter, elles équivalaient à 200 voitures à deux roues.

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