Ueber dos rachilisch-kyphO'SColiotische Becken
de ce côté; déplus, dans la position assise, Tischion tend à se porter en dehors et la fosse iliaque à se redresser.
Ces déformations entraînent des modifications dans la longueur des diamètres pelviens qui peuvent se résumer en ces deux expressions: diminution d'un diamètre oblique du détroit supérieur et augmentation du diamètre oblique correspondant du détroit inférieur. Le redressement de la ligne innominée diminue d'autant la moitié de Taire du détroit supérieur qui lui correspond.
L'étude du bassin cypho-scoliotique rachitique a été reprise récemment et avec de très grands détails par Léopold de Leipzig.
Pour lui, le bassin de ce genre doit présenter : 1° les traces du rachitisme, 2<> Tasymétrie due à la scoliose. S» les influences de la cyphose affaiblissant les traces du rachitisme.
Il recherche alors ces caractères et trouve :
lo L'agrandissement absolu ou relatif dans les distances entre les épines iliaques antérieurs et supérieures et entre les crêtes iliaques.
2® A l'entrée du bassin, la conjugata vera est agrandie relativement et en partie d'une façon absolue.
3° Le grand diamètre transverse est agrandi absolument} mais, tandis qu'il dépasse, dans le bassin normal et scoliotique rachitique, toujours la congugata vera dans le bassin cyphoscoliotique, il est plus petit que cette dernière.
Ao Les diamètres obliques sont, en comparaison de ceux du bassin scoliotique rachitique, en moyenne agrandis et correspondent par conséquent au bassin cyphotique. En outre, ils diffèrent par l'asymétrie, et selon le degré, de 2 mill. à 2 cent, et demi.
5o Les distances sacro-cotyloïdiennes sont également agran-
dies relativement et diffèrent selon le degré de la compression du bassin sur un côté jusqu'à 0b>,036.
a Pour comprendre les déformations dans ces cas, il faut se représenter un bassin rachitique d'enfant, à promontoire en saillie, à entrée cordiforme, avec cavités articulaires déplacées en avant et comprimant un peu la ligne innominée. Il ne sera nullement nécessaire, après les travaux de Litzmann, Kebrer et autres, d'expliquer comment, par suite de la station et de la marche, ce bassin tendre d'enfant a subi des modifications par la pression du poids du tronc et par les autres causes.
Tant que la colonne vertébrale suit une direction droite et que sa lordose naturelle dans la région lombaire existe, tant que, d'un autre côté, les extrémités inférieures sont de longueur égale et exercent une pression uniforme contre les cavités cotyloïdes, aussi longtemps le bassin- de type rachitique en voie de formation demeurera symétrique. »
Mais l'expérience apprend que cet équilibre change facilement. Ou bien, il se forme une scoliose des vertèbres dorsales et lombaires, qui donne aussitôt au sacrum une autre inclinaison, surcharge plus fortement l'extrémité inférieure ainsi que la partie du bassin de ce côté et comprime celle-ci; et alors il se produit déjà chez l'enfant un bassin asymétrique bien prononcé; ou bien, à la scoliose des vertèbres dorsales et lombaires inférieures succède une scoliose semblable du sacrum, et alors le bassin de l'enfant prend de la même manière la forme asymétrique.
L'influence de la cyphose peut se faire sentir en même temps : elle agit comme d'habitude, mais ces effets sont d'ordinaire moins marqués, à cause de l'antagonisme qui existe entre l'action du rachitisme et celle de la cyphose au point de vue des déformations, ainsi que nous l'avons déjà expliqué.