Lac. cil., page
Promonto antéro-postérieur avec déduction. . . — coccy sous-pubien
Nous avons revu cette pièce ; elle provient d’un
jeune sujet
Fig. 2. — Rectitude anormale de la colonne vertébrale.
Saillie du promontoire. Le bassin est en antéversion très prononcée.
non rachitique (les épiphyses ne sont pas soudées, 28 dents). Le bassin est régulièrement conformé, sauf la saillie de l’extrémité inférieure du sacrum en avant.
La thèse de Choisil (Paris 1878) (1) signale un autre cas de rectitude anormale de la colonne vertébrale (n° 58, Clamart). — Le bassin est encore en antéversion. Le sujet n’était pas rachitique.
En étudiant la collection du Musée des hôpitaux, nous avons rencontré d’autres exemples de rectitude anormale de la colonne vertébrale.
Dans deux cas nous avons trouvé le bassin en antéversion :
N° 77 (Clamart), vitrine 8. — Le bassin parfaitement conformé est en antéversion.
N° 69 (Clamart), vitrine 6. — Rectitude de la colonne vertébrale, pas de rachitisme. — Bassin normal.
Dans tous les cas où cette direction anormale de la colonne vertébrale est observée sans autre altération du squelette, on voit qu’elle s’accompagne d’une antéversion très prononcée du bassin.
Mais il existe d’autres exemples plus compliqués. Ainsi le
N° 56 (Clamart) nous montre que:
La colonne lombaire et dorsale inférieure offre une rectitude exagérée.
11 y a une légère flexion cyphotique des premières vertèbres dorsales.
Le bassin, au lieu d’être en antéversion comme dans les
1 . Vices de conformation du bassin, étudiés au point de vue du rétrécissement du diamètre transoerse du détroit inférieur.
exemples précédents se trouve au contraire relevé de façon que le plan du détroit supérieur est presque horizontal, et la symphyse pubienne regarde directement en avant.
Diamètre sacro sus-pubien 9,8
— sacro sous-pubien 4 1,2
— minimum 8,8
Dans ce cas, l’influence de la rectitude anormale est combattue par la déviation en arrière de la partie supérieure du dos, qui a été prédominante au point de vue de l’influence. Le poids de la partie supérieure du tronc entraîné en arrière a contrebalancé l’influence de la rectitude anormale de l’extrémité du rachis. Au lieu d’une antéversion du bassin, c’est ici une rétroversion qui s’est produite.
Le cas suivant est encore plus complexe :
N° 50 (Clamart). — Squelette naturel. Rachitisme des membres inférieurs et du bassin.
La colonne vertébrale présente une rectitude anormale.
Absence de la courbure normale du dos.
Membre inférieur droit plus court.
Toutes ces influences ont agi.
1° La rectitude anormale du rachis produit une saillie très prononcée de la région lombo-sacrée, du promontoire en avant avec disparition de la concavité sacrée remplacée par une convexité. Le diamètre antéro-postérieur sacro-sus-pubien est de 6 centimètres.
2° La différence de longueur des membres (droit plus court) a modifié la forme du détroit supérieur de la façon suivante :
La symphyse est portée de 0m,015 vers la gauche.
Le diamètre oblique droit mesure 0m, 10 au lieu de 0m,12 à gauche.
La distance sacro-cotyloïdienne 0m,0/i5 à droite au lieu de 0"‘,070 à gauche.
Déformations analogues à celles produites par la scoliose.
Nous voyons dans cet exemple l’influence de la rectitude anormale dans un cas de rachitisme agir à peu près comme la lordose.
D’autre part, nous notons encore l’action si évidente du raccourcissement d’un membre pour déformer le bassin. Cet exemple pourra nous être précieux quand nous aurons à reconnaître l’influence double d’une déviation rachidienne et d’un raccourcissement d’une des extrémités inférieures dans une scoliose compliquée de rachitisme.
La rectitude anormale peut donner lieu à des considérations analogues à celles que la lordose permet d’établir. Lorsque la rectitude existe seule, son action se borne aussi à modifier l’inclinaison normale du bassin : elle amène d’ordinaire une antéversion.