‹ De l'influence des doctrines philosophiques de Descartes et de Bacon sur les progrès de la médecineChapitre 2 sur 4 · OS · texte numérisé non relu

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comprendre dans le raisonnement quelque probabilité qui n’est pas essentiellement inhérente à ce qui précède , et ce raisonnement est rendu incertain , jusqu’à ce que l’expérience , consultée de nouveau , ait prononcé sur la validité de la dernière assertion. y

Il est impossible de mieux établir le rôle que la déduction et l’induction doivent remplir dans l’établissement didactique de la science active tant désirée par Bacon.

Si l’on m’objectait qu’une méthode semblable à celle dont je parle ne sera jamais aveuglément applicable à tous les cas , pour si perfectionnée qu’elle soit , je tomberais d’accord sur cela avec mon contradicteur. Mais je lui ferais observer que l’objection porte à faux : les méthodes pratiques rigoureuses ne conviennent qu’aux objets susceptibles de calcul mathématique. En médecine » ces méthodes sont simplement un appui » une lumière , un guide. La raison de l’artiste reste toujours juge des cas où elles sont de mise en entier, des cas où quelque correction est nécessaire. Je le disais toutà-l’heure , la science ne peut pas tout prévoir. La liberté et l’indépendance éclairées du praticien ne seront donc jamais enchaînées : c’est lui qui décide souverainement au tribunal de sa conscience , dans les circonstances tout-à-fait exceptionnelles.

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