RESUME
Dans ce qui précède , j'ai cherché à indiquer l’influence heureuse et néfaste exercée par Descartes sur la médecine. J’ai dit ce qu'avait d’insuffisant le mouvement imprimé par Bacon. J’ai montré comment Barthez, combinant les idées philosophiques de ces deux hommes, corrigea ce qui s’y trouvait de vicieux , d’incomplet , et s’en servit pour donner à notre science une impulsion vigoureuse , laquelle , continuée dans la meme direction, amènera nos progrès futurs.
Maintenant je vais réunir les traits du tableau que j’ai été chargé de faire. Je comparerai sommairement la médecine antérieure à Bacon et à Descartes , avec celle qui les a suivis. Je spécifierai ce qu’il faut personnellement attribuer à ces hommes, dans les changements opérés après eux.
Tous les deux, je l’ai souvent répété, étaient contempteurs exclusifs du passé. En cela , ils se sont montrés injustes , surtout à l’égard d’Hippocrate et des médecins qui l’ont suivi.