‹ De l'influence des excitations cutanées sur la circulation et la calorificationChapitre 56 sur 65 · AFFUSION · texte numérisé non relu

AFFUSION

Dans l'affusion, on verse lentement, d'une hauteur plus ou moins considérable, une certaine quantité d'eau sur le corps. Le malade est placé dans une baignoire et le liquide est répandu le plus habituellement sur le dos et sur les parties supérieures du tronc. Les effets de l'affusion varient suivant qu'elle est courte ou longue, et suivant que la température de l'eau est plus ou moins basse. Si l'on a pour but Teffet stimulant, on emploiera de l'eau à 14*' ou au-dessous et l'application sera courte. Si Ton recherche l'effet sédatif, on élèvera la température de l'eau à 16'' centig. et on prolongera la durée de l'opération. En tout cas, dans certaines limites de température et de durée, on peut produire, comme Ta exposé M. Tartivel, des effets mixtes qui participent à la fois de la stimulation et de la sédation. Les affusions froides ont été surtout employées, comme nous l'avons dit précédemment, par Currie et par Giannini dans le traitement des fièvres éruptives et du typhus ; elles agissent puissamment dans

ces maladies sur rinnervation générale, calment l'agitation des malades, les réveillent quand ils sont plongés dans le coma ; elles agissent comme moyen de soustraction du calorique. Les affusions sont employées encore dans l'aliénation mentale, dans la mélancolie, la stupeur, les convulsions des enfants, le spasme de la glotte, dans le croup, l'asthme nerveux, Thystérie, etc.

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