‹ De l'influence des maladies constitutionelles sur la marche des lésions traumatiquesChapitre 4 sur 16 · IV. Cachexies · texte numérisé non relu

IV. Cachexies

Manière dont les cachexies modifient la nutrition et la réparation des plaies. 142

Article premier.

Influence du diabète sur la marche des lésions traumatiques. — Relations du diabète avec la goutte et l'albuminurie, à ce point de vue. — Gangrènes. — Suppurations diffuses. — Influence sur les compressions, les contusions, les fractures.

— Ose-t-on chez les diabétiques pratiquer de grandes opérations; ne doit-on même pas craindre de pratiquer des incisions?— Cataractes chez les diabétiques et les polyuriques.

— Existe-t-il une relation entre le degré de la glycosurie et la gravité des plaies qui en résultent ? 145

Article II.

Influence de V albuminurie sur la marche des lésions traumatiques .

— L'albuminurie prédispose à la gangrène et aux inflammations diffuses. — Elle favorise l'hémor-rhagie. — Ulcères chez

les albuminuriques. 157 Leucocythémie.

Elle peut être la cause d'hémorrhagies traumatiques primitives ou secondaires. 162 Article III.

Influence du scorbut sur la marche des lésions traumatiques. — Altérations du sang et des vaisseaux dans le scorbut. — Les manifestations dites spontanées du scorbut sont le plus souvent provoquées par le traumatisme. — Epanchements sanguins.— Ulcères scorbutiques. — Non consolidation des fractures. — Hémorrhagies. 166

Conclusions générales. 172

Parent, imprimeur de la Faculté de Médecine, rue M''-ic-F;':,-.r,o;

S'il nous était possible de modifier le titre de cette étude, nous la présenterions comme un simple essai, destiné à poser les questions plutôt qu'à les résoudre, à définir notre sujet plutôt qu'à, l'épuiser.

La tâche qui nous est imposée pourrait occuper pendant de longues années l'activité scientifique d'un homme cherchant à centraliser et à mettre en place les observations recueillies par ses contemporains et leurs devanciers. Ce travail, nous devons l'ébaucher à la hâte, sans précédents (1); les recherches de détail elles-mêmes qui ont jeté quelque jour sur les points les mieux connus de cette question, laissent encore planer sur eux bien des obscurités.

La physiologie pathologique peut-elle combler ces lacunes en nous permettant de conclure de la nature de la maladie à son influence et au mode suivant lequel elle s'exerce? — Ce serait assurément lui demander plus qu'elle ne peut donner: c'est elle au contraire qui attend ses progrès de l'étude de faits qu'elle ne saurait le plus souvent faire prévoir.

Il nous faut donc nous borner à réunir les notions

(1) Nous n'avons, en effet, à signaler que deux mémoires antérieurs dont le sujet se rapproche du nôtre: la thèse d'agrégation de M. le professeur L. Boyer (de Montpellier) qui a pour titre: « Des diathèses au point de vue chirurgical » (Paiis, 1847) ; et une thèse inaugurale récente intitulée: «Des rapports des lésions traumatiques avec les maladies générales, » par M. Clipet (Paris, 1867).

acquises sur les différents points de cette question par des travaux antérieurs. Nous trouvons, en effet, des documents précieux dans les livres et dans les traités classiques où, à propos des questions chirurgicales les plus diverses, s'est posée la grande question de l'influence constitutionnelle.

Nous avons aussi pour nous aider les discussions soulevées sur ce sujet dans ces dernières années à l'Académie de médecine et à la Société de chirurgie. Celles-ci ont presque toujours été provoquées par les communications de M. Verneuil qui, depuis longtemps, s'est imposé la tâche de montrer sans cesse l'étendue et l'importance de ce problème. C'est à l'impulsion de ce professeur que sont dus plusieurs des travaux qui permettent d'en entrevoir la solution.

C'est en partant de ces recherches que nous venons, presque sans préparation, aborder une étude dont presque tous les points laissent trop à l'hypothèse et davantage encore à l'inconnu.

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