‹ De l'influence des saisons sur la mortalité aux différens ages dans la BelgiqueChapitre 18 sur 26 · CENT HOMMES · texte numérisé non relu

CENT HOMMES

( Officiers

( Soldats ( Officiers .

) Soldats . .

1 Officiers . . .

j Soldats . . .

Cette expédition peut passer pour une des plus désastreuses que l'on ait faites , si l'on considère qu'elle n'a duré que deux mois environ. On remarquera qu'ici encore la mortalité est particulièrement retombée sur les simples soldats , qui ont été décimés dans ce court espace de temps ; la mortalité des officiers n'a été que le tiers environ de celle des soldats.

d'eau tombée suivent également une marche si capricieuse qu'il faudrait les observations d'un grand nombre d'années pour pouvoir la déterminer d'une manière un peu sûre.

En portant plus loin ces rapprochemens, et en partageant la vie humaine en deux périodes, dont l'une compi'end l'âge du développement de l'homme et l'autre le temps qui suit ce développement, ainsi que la première année de la vie pendant laquelle l'enfant s'identifie en quelque sorte avec la mère qui le nourrit et partage ses chances de mortalité, on trouvera que le maximum absolu des décès est bien évidemment amené par les froids de l'hiver qui agissent immédiatement, et que les tendres enfans, dont l'organisation est plus délicate, meurent en plus grande quantité dès le mois même des plus grands froids. Le maximum secondaire des décès, qui suit les plus grandes chaleurs, met plus de temps à se manifester; et même le mois le plus chaud est celui qui est le moins chargé de décès; ce n'est que dans le mois suivant qu'il y a un accroissement de mortalité pour les enfans, et deux mois après pour les personnes développées. Je serais disposé à croire , d'après cela, que l'influence des chaleurs en Belgique a pour effet, moins d'amener directement la mort, que de développer des causes locales de destruction '.

Quant à la période du développement de l'homme, on voit que le printemps lui est défavorable, et fait disparaître pendant un certain temps le minimum des décès de juillet pour ne mettre en évi-

1 M. Lombard, dans son Mémoire sur l'influence des saisons, n'admet pas que le maximum secondaire des décès qu'il trouve en septembre et octobre pour les enfans de 1 à 2 ans , soit un effet de la continuité de la chaleur, comme le supposent MM. Villermé et Edwards : il pense qu'on pourrait l'attribuer « à la différence de température des jours et des nuits, qui » n'est jamais plus forte qu'à cette époque de l'année." Cette différence, selon lui , influe principalement sur le tube digestif, organe qui, chez les enfans, est très-susceptible de contracter des maladies graves. Resterait cependant à expliquer le maximum secondaire de septembre pour les âges plus avancés , que je retrouve aussi dans ses nombres : du reste , la cause présumée n'est certainement pas sans probabilité. Il paraîtrait, d'une autre part, que le climat de Genève ne ressemble pas à celui de la Belgique, pour ce qui concerne les variations diurnes les plus grandes du thermomètre , que M. Lombard place aux mois de septembre et d'octobre , page 10 de son mémoire, tandis que nous les avons trouvées en juin et juillet.

dence que le minimum secondaire qui arrive plus tard et qui se change ainsi en minimum absolu.

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