‹ De l'influence des saisons sur la mortalité aux différens ages dans la BelgiqueChapitre 3 sur 26 · OCTOB · texte numérisé non relu

OCTOB

NOVOI.

DLCEM.

De à 1 mois.

2 à 3 ans .

90 et au delà.

Moyenne . . .

Il est à remarquer d'abord que la première année qui suit la naissance présente, conformément à l'observation déjà faite par MM. Villermé et Edwards, pour les trois premiers mois, deux maxima pour les décès, l'un très-prononcé entre janvier et février, l'autre qui l'est moins et qui se présente six mois après en août. Je nommerai le premier maximum absolu, et l'autre secondaire. Il convient toutefois de distinguer les résultats du premier mois, de ceux qui appartiennent au reste de l'année. En faisant cette distinction, j'ai trouvé

contre mon attente, que, pour le premier mois qui suit la naissance, le maximum de l'été n'a pas été sensible, du moins dans les résultats généraux, et que le mois d'août, au contraire, offrait un minimum : « Nous aurions désiré, disent MM. Villermé et Edwards, » pouvoir comparer le nombre des naissances avec la mortalité des » enfans de zéro d'âge à un mois; mais nous n'avons pu nous pro- » curer que les tableaux de la mortalité des enfans âgés de moins )> de trois mois. » Il est bien fâcheux, sans doute, que ces savans n'aient pu examiner séparément la mortalité pendant le premier mois de la vie; cela nous prive d'un moyen de comparaison précieux. D'après les tableaux de la Belgique, le maximum des décès de l'été n'est donc pas sensible jusqu'au second mois qui suit la naissance; mais à partir de cette époque, il se place au mois d'août et se prononce le plus fortement vers le milieu de la première année. Les deux minima qui étaient réunis sur août pour les nouveau-nés, se séparent ensuite de plus en plus jusqu'aux cinquième et sixième mois, et vont se placer, l'un en avril, l'autre en novembre; puis ils se rapprochent de nouveau, pour venir se confondre encore après la première année et au mois de septembre. Ce résultat singulier se reproduit , quand on considère séparément les tableaux de mortalité pour les deux sexes. Il se reproduit encore, en faisant la distinction des villes et des campagnes ; mais le maximum de l'été se prononce dès le premier mois dans les villes. {Voyez les tableaux n os 2, 3, 4 et 5, à la fin du Mémoire.)

Les nombres qui établissent la distinction des villes et des campagnes, sont moins grands que ceux qui se rapportent à la distinction des sexes. Les premiers, en effet, n'ont pu être recuillis que pour les provinces des deux Flandres, d'Anvers, de Namur et du Hainaut.

Dans les résultats que je viens d'énoncer, je n'ai considéré que les nombres provenant du dépouillement des tableaux particuliers des provinces. On objectera sans doute qu'il convenait d'avoir égard aux nombres des naissances des différens mois, et qu'on pouvait s'attendre à ce que l'été, qui produit le moins de naissances, dût aussi produire

le moins de décès chez les enfans nouveau-nés. Or, en y ayant égard, ainsi qu'à la longueur différente des mois de 28, 30 et 31 jours, j'ai calculé les valeurs suivantes :

Tableau indiquant la mortalité des nouveau-nés aux différens mois

de l'année.

MOIS

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