VILLES
Mai
Juin ... ....
Ainsi, en introduisant dans les calculs la double correction dont nous avons parlé, on trouve encore les mêmes résultats; cependant on peut remarquer une exception pour les filles : un maximum secondaire se prononce vers le mois de septembre. Il résulte de ce qui précède, qu'il est au moins très-douteux qu'il existe un maximum secondaire pour les décès des nouveau-nés; il faudrait pour décider cette question, un nombre d'observations beaucoup plus grand que celui que nous avons pu réunir. Il n'en est pas de même pour la mortalité des enfans après le premier mois qui suit la naissance : le maximum secondaire de l'été est si prononcé qu'il n'est pas nécessaire de recourir à un très-grand nombre d'observations pour constater son existence; on le retrouve d'ailleurs, en faisant les tableaux particuliers pour les garçons et les filles, pour les villes et les cam-
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pagnes, et même dans les nombres de chaque mois donnés dans le tableau général. En tenant compte de la double correction dont il a été parlé précédemment, il devient plus évident encore, puisque les enfans nés pendant l'hiver, époque qui présente le maximum des naissances, vont produire successivement les décès d'avril, mai, juin et juillet dont les nombres forment des minima. D'une autre part, c'est en juillet qu'il naît le moins d'enfans, et cependant leurs décès forment un maximum secondaire en août, un mois après leur naissance. Il me semble résulter suffisamment de tous ces détails que l'observation faite par MM. "Villermé et Edwards, sur un maximum secondaire de décès en été, indépendamment du maximum absolu de l'hiver, se vérifie en Belgique, non-seulement pour les trois premiers mois qui suivent la naissance, mais encore pour toute la première année ; cependant ce maximum n'est pas sensible pour le 1 er mois \
Le maximum secondaire dont il vient d'être parlé n'est point particulier à la mortalité des enfans ; c'est ce que nous aurons occasion de voir bientôt, après avoir étudié la marche du maximum absolu.
Pour ne parler d'abord que du maximum absolu, on remarque qu'à partir de la première année jusque vers la douzième, il s'éloigne de janvier en se rapprochant, par une suite d'oscillations, du mois de mai.
Il se tient pendant quelque temps dans ce dernier mois, puis rétrograde et se rapproche encore jusqu'à 30 ans du mois de février; enfin , plus tard il se fixe sur ce mois jusqu'à la fin de la vie. Le maximum absolu des décès tombe en hiver pour la première enfance ; puis, pendant le développement progressif de l'homme, il se rapproche de plus en plus de l'été, pour revenir encore se fixer en hiver, quand le développement physique est accompli.
1 M. Lombard, dans les tableaux qu'il a dressés pour Genève , a obtenu pour le premier mois qui suit la naissance, des résultats conformes aux nôtres; il n'aperçoit pas non plus le maximum secondaire de l'été; mais il le trouve pour les enfans d'un à deux ans; seulement ce maximum secondaire se manifeste plus tard qu'en Belgique , et se présente aux mois de septembre et d'octobre. Il est à regretter que les nombres de Genève ne fassent pas la distinction des enfans de un et de deux ans, puisque leur mortalité diffère très-sensiblement d'après nos observations. Cette distinction du reste , aurait nécessité des nombres plus forts que ceux que M. Lombard a pu recueillir.
Quant au minimum absolu, à partir de la première année, il se place à peu près régulièrement à cinq ou six mois de distance du maximum , et tombe en août et septembre depuis la première année jusque vers la huitième; de huit à vingt ans, il se place en octobre, puis il vient se fixer en juillet jusqu'au dernier terme de la vie.
Comme je l'ai fait observer précédemment, il n'existe point de maximum secondaire après la première année, et jusque vers l'âge de douze ans ; mais, à dater de cette époque de la vie, il s'en établit un au mois de décembre, et il se manifeste jusque vers vingt ans.
Après l'âge de vingt-cinq ans , le maximum secondaire quitte le mois de décembre, et vient se placer, d'une manière permanente, entre les mois d'août et de septembre; le minimum qui lui correspond est formé par la continuation du minimum absolu qui se trouvait en octobre et qui est allé se placer en juillet.
Pour mieux apprécier les maxima absolus et secondaires, j'ai comparé, dans le tableau suivant, leurs valeurs respectives à celles des minima absolus et secondaires que j'ai pris pour unité. J'ai de plus tenu compte dans les calculs de l'inégale longueur des mois. Ce tableau nous montre qu'à aucun âge de la vie, l'influence des saisons n'est plus sensible sur la mortalité que dans la vieillesse; et qu'à aucun âge elle ne l'est moins qu'entre vingt et vingt-cinq ans. Les maxima et minima absolus sont très - fortement prononcés jusqu'à l'âge de douze ans; leurs valeurs conservent un rapport à peu près invariable qui est de 17 à 10, comme entre 50 et 65 ans. Après ce dernier âge, le rapport augmente et devient même dans l'extrême vieillesse de 25 à 10 environ. Ces résultats sont bien propres à faire comprendre les soins qu'exigent les vieillards pendant les rigueurs de l'hiver, puisqu'après l'âge de 65 ans les grands froids causent chez eux une mortalité plus grande que chez les enfans en bas âge. Les maxima et minima secondaires présentent des nombres qui diffèrent beaucoup moins; on pourrait même attribuer leurs différences aux écarts que peuvent naturellement présenter les observations, si elles ne se manifestaient de la même
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manière sur plusieurs années consécutives, et même dans les tableaux partiels en faisant la distinction des sexes.
Tableau indiquant les époques et les valeurs relatives des maxima des décès pendant les différens mois de l'année et pour les différens âges de la vie.
AGES
De
De 2
à 1 mois,
à 3 ans .
à 90 — et au delà ,