‹ De l'Influence du Chloroforme sur le ReinChapitre 13 sur 18 · PATES · texte numérisé non relu

PATES

Le‘troisième cas est, par contre, tout à fait probant. I s’agit d’un malade atteint d’un néoplasme du pylore et qui — l’opération étant extrêmement pénible — reste pendant 4 heures anesthésié, après avoir absorbé 00 grammes de chloroforme. Deux jours après, il meurt. L’autopsie fait découvrir des lésions multiples

au niveau des reins : « Le processus atteint aussi bien le

-protoplasma que les noyaux de l’épithélium lésé ».

Enfin, l’auteur rapporte en dernier lieu, l'observation d’une femme opérée pour ovaro-salpingite et dont la narcose avait duré 2 h. 1/2. Il trouve et décrit les mêmes lésions que dans le cas précédent.

Eisendrath (1) frapporte lobservation d’un homme emphysémateux, opéré 3 heures après le début de phénomènes d’étranglement d’une hernie jusque là réductible. L'opération, facile, dure 90 minutes. Le malade absorbe 60 cc. de chloroforme. Après l’opération et pendant plusieurs jours, l'urine ne contient pas d’albumine, mais une grande quantité de cylindres hyalins, quelques granuleux et des leucocytes. Jusqu'au onzième jour, le malade se trouve bien. Puis surviennent de la céphalée, de la dyspnée, de la cyanose et la mort. Pour l’auteur, les Jésions trouvées dans les reins doivent être mises sur le compte du chloroforme : € Avec un faible grossissement, on voit qu'une grande différence existe entre la. coloration de l’épithélium des canalicules atteints et des glomérules..……. L’épithélium des canalicules blessés montre. des modifications très marquées. Leur lumière

(1) Eisendrath, loc. eit, ÿ

est obstruée par des masses exsudatives. Les noyaux dès cellules prennent mal les colorants. Les glomérules sont généralement intacts, mais quelques-uns cependant

montrent les masses exsudatives signalées ».

| Après avoir parcouru les différentes statistiques que ÿ ÿ nous. avons consignées dans notre. travail et en tenant

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