‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 12 sur 226 · La sévérité de cette position n'emppchnit cependant · texte numérisé non relu

La sévérité de cette position n'emppchnit cependant

réminiscence du rapt des vierges sabinesM Et puisque la puissance fait la famille , la femme quitte dès lors les siens et passe dans la famille de son mari. Elle y est reçue comme sa fille ; elle n'y a que le rang de sœur consanguine des enfants qu'elle lui a donnés ^. Au dehors sans doute elle participera aux honneurs de son mari , elle sera environnée

pas les mœurs de faire des maris complaisants et des femmes acariâtres et volontaires. Dans sa comédie de Casina^ Plante met en scène une femme jalouse qui accable son mari de reproches et d'invectives. ( Acte II, scène III.)

On voit aussi dans celte pièce des plaintes sur les prétentions des femmes :

Nam viri

Jus suum ad mulicres ohtinere liaud queunt.

(Act. II, scène ii.)

Je rappellerai enfin, comme preuve de cette influence indirecle des femmes qui se fait jour à travers les plus sévères lois , l'anecdote de la jeune Fabia, dont la vanité blessée excita le zèle démocratique de son père Ambustus et de son mari Licinius Stolo. (Tite-Li\e, VI, 3^.)

1. Le livre des Juges (ch. xxi) rapporte un fait analogue au rapt des Sabines.

2. Caius, Inst., I, 111, 114 : « Filiœque locum obtiriebat ; — apud eum filise loco sit. »

d'un respect officiel ; car la loi.se souvient que si la fille Sabine a été conquise , la femme romaine a sauvé le Capitole de la vengeance de Tatius*. Mais dans le sein de la famille elle s*efface en quelque sorte devant la majesté du mari, majestas virP. Elle n'a pas de droit de propriété tant que vit son époux , et les clefs de la maison ne lui sont confiées qu'à titre de dépôt ^ Seulement, comme fille adoptive de ce père civil, elle héritera de lui*. Du reste, la mort de son mari ne la fera pas rentrer dans sa famille paternelle. Un lien sacré la retient dans celle qui l'a adoptée ; elle y trouvera un tuteur légal parmi ses nouveaux agnats, ou un tuteur testamentaire du choix de son mari^

1. M, Niebuhr, t. I, p. 324, rap'pelle les honneurs décernés aux femmes romaines par Romulus à cette occasion.

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