Ici., de Cultu feminar., lib. II. c. xiii
SLR LE DlioiT CIVIL DES ROMAINS. 219
ne sont qu'une même chair, qu'Hun même esprit; ils prient ensemble; ils jeûnent ensemble ; ils sont ensemble à l'église, à la table de Dieu, dans les traverses et dans la paix\ »
Si l'on compare ce tableau du mariage chrétien à la définition, fort belle du reste ^, quoique un peu flattée, que le jurisconsulte Modestin^ nous a laissée du mariage païen^ le progrès est sensible. En effet, au point de vue où se place le christianisme, la spiritualité domine, et pour trouver le premier anneau de cette chaîne qui unit les deux époux, il faut s'élever âu-dessus des régions terrestres. Mais ce qui sépare profondément les deux systèmes, c'est l'indissolubilité de ce lien qui,
1. Ad uxor., lib. II, c. ix. « Ecclesia conciliât, et confirmât oblatio, et obsignat benedictio ; angeli renuntiant, Pater rato habet. » Godefroy, sur la loi 3, C. Tlieod. de nuptiis, a donné un commentaire fort exact et fort détaillé de ce texte. Voy. saint Matthieu, ch. xrx, n° 6.
2. Nuptiae sunt conjunctio maris et feminse, et consortium omnis vUœ-^ diviniet humani juris communicatio (1. 1, D, de ritu nuptlarum). Omnis vitse! et le divorce?