‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 136 sur 226 · L. 1, C. Theoà.de repudi'ts · texte numérisé non relu

L. 1, C. Theoà.de repudi'ts

HonoriLis confirma ces peines en 421 ^, avec quelques modifications. Il admit un divorce semi-légal, si je peux parler ainsi, pour le cas où la femme se rendrait coupable de fautes légères ^ Le mari gardait la donation, et n'était tenu de rendre que la dot, et il pouvait se remarier après deux ans.

On le voit : à travers de grandes sévérités, cette législation faisait une large part à des préjugés encore puissants. En effet, le divorce signifié injustement par le mari ou par la femme, à leurs risques et périls, dissolvait le mariage. La femme répudiée au mépris des prohibitions pouvait se remarier après un an ; le mari que sa femme avait abandonné, en lui intimant qu'elle divorçait avec lui, avait aussi la liberté de contracter sur-le-champ un second mariage. Dans le cas de divorce légal, un second mariage était permis au mari que sa femme avait forcé à la répudier. La femme qui avait eu des raisons légales de pi^ovoquer le divorce pouvait convoler après cinq ans

"I. L. 2, C. Theod., loc cit. — 2. Morum culpa.

d'épreuve. La législation civile n'avait donc pas encore pris pour son compte le principe de l'indissolubilité du mariage. Sans doute, elle n'aimait pas le divorce ; elle le considé' rait comme un mal; elle l'intimidait par des restrictions et des peines. Mais enfin, quand il venait briser le lien conjugal, même par suite d'un transport aveugle, elle le sanctionnait, dans une certaine mesure, comme un fait accompli ; bien éloignée en cela de la loi divine, qui ne prononce pas de peines, mais qui veut que le lien continue à subsister ^

Malgré ces concessions , cette législation parut trop dure. Théodose le Jeune l'abrogea et remit en vigueur le droit des Prudents'. On en revint même au divorce par consentement mutueP. L'œuvre de Constantin, après avoir été glorifiée dans le Code Theodosien, périt par une novelle tliéodosienne*. Justi-

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