Calon,clansTile-Live, XXXIV
2. Pline, Hist. na(., XIV, Ik. Tacite, Annal., II, 50, et XIII, 32. Valère Maxime, liv. VI, c. m, 8. Quelquefois les proches étaient chargés de mettre à mort les femmes condamnées par jugement public à la peine capitale. Val. Max., loc. cit., no 7. Tile-Live, XXXIX, 18.
3. Valère Maxime, liv. IX, c. i, n° 3 : « Feminas imbecillitas mentis, et gravioriim operum negata affectatio, omne studïum ad curiosiorem sui cidtum hortatur confcrre. » Voy. aussi liv. II, c. i, n^ 5, ce qu'il dit de leurs habits et bijoux.
les festins et les plaisirs'. Elles aimaient à se montrer dans des chars , à paraître devant leurs esclaves avec de riches habits et des bijoux précieux ^ ; à se faire une cour de femmes d'atour, de suivantes et d'eunuques : cour vouée à la mollesse , oii figuraient , comme ministres et confidents , le coiffeur, le parfumeur, le confiseur^ ; ou l'on délibérait sur les cadeaux à faire à la diseuse de bonne aventure, à l'interprète des songes, à l'aruspice, à l'expiatrice * ; ou l'on s'occupait de mille riens frivoles, qui l'emportaient sur les soins du ménage ^ Lorsque des lois somptuaires
1. Tite-Live, I, 57. Les amis de Collatin trouvèrent leurs épouses occupant leur temps dans de somptueux banquets avec leurs compagnes ; « quas in com'wio luxuque cum œqualibuSy viderant tempus terentes. »
2. Voyez les reproches que leur fait Caton (Tite-Lîve, XXXIV, 3).
3. Heineccius ad leg- Pappiam^ lib, I, c. ii, n» 12. Après avoir insisté sur ces détails, il attribue à ce goût des femmes pour le luxe et l'oisiveté l'éloignement des Romains pour le mariage.
k. Plaute, Mlles ^/orio^M^, act. III, scène i, vers 691 et suiv. 5. Plutarque, Quœst. rom.
A l'époque où les mœurs n'avaient pas encore été cor-
venaient mettre un frein à ce faste, les femmes faisaient des espèces de coalitions ou d'émeutes^ pour reconquérir la vaine liberté du luxe, la seule à laquelle elles pussent prétendre, pour se consoler d'une vie ennuyée , contrainte, inférieure en dignité à celle des hommes'. Car, malgré quelques prérogatives honorifiques données aux femmes par des lois de faveur^ il y avait dans le caractère général de la législation et des mœurs primitives une préférence marquée pour le sexe viril, qui se montrait comme une sorte de pouvoir majestueux devant lequel les femmes devaient s'incliner^
rompues, l'un de ces soins principaux consistait à filer de la laine. (Pline, VIII, 74 ; Tite-Live, 1,57; Juvénal, Sat. VI, vers 289.)
1. Voy. les plaintes de Caton dans Tite-Live, XXXIV, 2, et Valère Maxime, liv. IX, c. t, n" 3.
2. Gibbon, t. I, p. 350. Jan^e Papinien, 1. 9, D. de statu hom'in.