‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 186 sur 226 · Saint Paul, I ad Timotli., v · texte numérisé non relu

Saint Paul, I ad Timotli., v

2. 4® concile de Carthage, de l'' instruction des femmes. Voy. sur les diaconesses les Novelles'de Justinien : nov. III, c. I ; nov. VI, c. vi ; nov. CXXIII, c. m. Thomassin, part. I, liv. I, c. Ln ; et p. II, liv. I, c. xliii. Voy. aussi plusieurs lois du C. Theod. au lit. de episcop.\ par ex., 1. 20, 22, 27, 28, 37 et kk, avec le comm. de Godefroy.

Mais quel argument y aurait-il à tirer de là contre l'influence chrétienne? N'est-ce pas au contraire un des mérites du christianisme d'avoir été l'expression des tendances et des besoins contemporains ? Est-ce que , malgré tous les précédents , ce n'est pas lui qui a généralisé l'idée de l'affranchissement raisonnable de la femme % entrevue sans doute dans d'autres civilisations, ébauchée par quelques grands esprits, par Platon, par exemple^, mais jamais embrassée avec autant de profondeur, de suite et de sincérité pratique ? Ne nous étonnons donc pas que le premier empereur chrétien ait été le premier à pro^ clamer l'égalité de la femme, et que le der-^ nier législateur de l'empire , chrétien comme lui, n'ait pas voulu que ses codes portassent

1. Je dis raisonnable, parce que le christianisme a entendu concilier l'émancipation de la femme avec certains devoirs inhérents à sa nature ; par exemple, l'obéissance maritale. Saint Paul, I ad Corint/i., xi 8-10.

2. Répiibliq., liv. V. Il juge la femme digne de partager lu forte éducation de l'homme.

Tempreinte d'un ancien et honteux asservissement.

Entre ces deux princes se placent des événements qui prouvent que la femme a su s'élever à la hauteur de ses nouvelles destinées. Il y a des femmes qui soutiennent les empires, d'autres qui les convertissent; il y en a pour la culture des lettres, pour les aventures romanesques, pour de sublimes renoncements religieux, pour toutes les choses enfin qui alimentent ce grand drame qui va se dénouer par le moyen âge*. Pulchérie, proclamée impératrice sans partage de l'empire d'Orient, joignit aux vertus de la vierge chrétienne le génie d'un souverain ^ Eudoxie, l'éloquente épouse de Théodose le Jeune, fît briller sur le trône les talents , les lettres ^ la charité, et fut aussi grande dans la disgrâce qu'elle avait été pure dans son élévation ^

1. Voy. les admirables pages de M. de Chateaubriand, t. II, p. 169 et suiv. Mais il faut consulter surtout les let» très de saint Jérôme.

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