‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 196 sur 226 · Tite-Live, XXXIV, 2 et · texte numérisé non relu

Tite-Live, XXXIV, 2 et

316 DE l'influence du christianisme, etc.

a dépassé évidemment les bornes légitimes : mais il ne faut pas en accuser le christianisme, qui, en promulguant les droits légitimes de la femme, n'a jamais perdu de vue la limite où la nature veut que ces droits s'arrêtent*. Ce fut en grande partie la faute de l'institution romaine, parce qu'au lieu délier son sort au mariage, elle voulut en ctre indépendante, et préféra se rattacher a un formalisme jaloux.

Du reste, le droit coutumier viendra plus tard rétablir l'équilibre. Alors la puissance maritale reparaîtra, non pas tyrannique et violente, non pas identifiée avec des formalités matérielles prises en dehors du mariage ; mais modérée, protectrice, affectueuse, inséparable du lien conjugal, et inaltérable comme lui.

1. Saint Paul : La femme a été tirée de l'homme, I ad Cov'intli.y XI, 8.

Sur l'antoiité que l'homme a sur elle, voyez le même, /oc, cit., 10, el odT'imoth., ii, 9 etsuiv.

Saint Augustin défendait l'autorité du mari, désormais si méprisée : « Nihil de tua veste, nihil de tuo auro et argento, vel quacumque pecunia, sine arbitrio mariti facere debuisti. » Epist. CCLXII, g k.

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