‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 30 sur 226 · Pro Murcna · texte numérisé non relu

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par des innovations plus ou moins timides, plus ou moins détournées, mais toujours empreintes d'un sentiment équitable qui avait trouvé Rome insensible dans les siècles précédents. Cicéron surtout, dans tous les rôles que joua son génie universel, fut l'un des plus ardents apologistes de la loi naturelle, de l'équité. Préteur, il se vantait de la placer en tête de ses édits * . Philosophe et homme d'État, il déclare que ce n'est pas dans les Douze Tables qu'il faut aller chercher la source et la règle du droit, mais dans les profondeurs de la raison ^ ; que la loi est l'équité, la raison suprême gravée dans notre nature^, inscrite dans tous les cœurs, immuable, éternelle, dont la voix nous trace nos devoirs, dont le sénat ne peut nous affranchir, dont l'empire

1. Ad Jttic. ,Yl, 1 (edit. Panck., t. XX, p. 302. Epist. 252).

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