De Rcpuhl, III
2. C'est pourquoi Labéon, qui fleurit sous Auguste, fut grand novateur en jurisprudence (1. 2, § kl, D., de Origine juris), et grand conservateur en politique (Pothier, Pand.^ préface, t. I, p. xx). On sait qu'il était stoïcien (Pothier, p, xlv).
3. Cujas, Observât,^ lib. XXVI, C. ult. Gravi na, de Or tu et progressa Juris, § kk.
partie morale et philosophique du droit romain, depuis Labéoti, ce stoïcien novateur*, jusqu'à Caïus et Ulpien, est empruntée à cette école, dont la faveur devint de jour en jour plus grande auprès des hommes d'ëlite qui brillent ça et là dans la période impériale. Mais il ne faut pas s'y tromper : le stoïcisme de Sénèque, de Marc-Aurèle^ et d'Epictète, n'a plus les proportions étroites et hérissées qui nous font sourire, avec Cicéron, des travers de Caton^ et de Tuberon*. Il s'est élevé à des formes plus pures et plus belles Moins intolérant, moins âpre, il est plus dégagé des superstitions que la raison lui reprochait lors de ses premières conquêtes à Rome^ C'est de