Act. apost.^ xxviii
Le témoignage de Tacite est d'ailleurs remarquable, surtout à cause de son hostilité. Il commence par calomnier les chrétiens : « Homines per floglda inpisos^ quos vuLGiJS CHRiSTiAKOs APPELLABAT. Auctor uominis hujus Christus, Tiberio imperante , per procuratorem Pontium Pilatura, supplicio affectus erat. Repressaque in prsesens exitiabilis superstitio rursus erumpebat^ non modo per Judseam, originem ejus maii, sed per urbem etiam, quo cuncta undique atrocia aut pudenda confluant CELEBRAieruRQUE. Igitur primum correpti qui fatebantur ; deinde indicio
Paul ne cessa d'écrire de tenir des conférences, de convertir ^ Sa parole pénétra même jusque dans la maison de l'empereur, et y trouva des fidèles et des frères ^
Ainsi donc, la vérité évangélique avait pris racine dans la capitale du monde ; elle y était à coté de Sénèque, levant son front serein sur les calomnies par lesquelles on préludait aux persécutions, à ces supplices d'une atrocité
eorum multitudo iugens^ haud perinde in crlmine incendii, quam odio generïs liumani comicti sunt. » {Annal. ^ XV, kk.) Tacite écrivait ceci à l'occasion de la persécution pour l'incendie de Rome sous Néron. Cet incendie, ouvrage de Néron, eut lieu l'an 6^1 de l'ère chrétienne, c'est-à-dire deux ou trois ans après le voyage de saint Paul.
Remarquons en passant l'impardonnable légèreté de Tacite, qui accuse les chrétiens de haine envers le genre humain ! ! Il finit par avouer que les supplices firent naître la compassion : Mîseratio oriebatur, qnanquain adversus soutes et novïsslma exempla meritos,