I aux Corinth. vu
7. Cette opinion, contestée au dix-huitième siècle, a maintenant pour elle les autorités les plus graves.
1» Toute la primitive Église a cru à des relations entre Sénèque et saint Paul. Les Pères de l'Église l'appellent même Seneca iiostcr. (Saint Jérôme, de Script, Ecclesiœ, c. XII. Tertullien, de Anima. ^ c. xx. Saint Augustin, de Civitate Dei, lib. YI, c. x.
agrandi en lui la portée des idées stoïciennes, et que , par ce puissant écrivain , il s'était glissé secrètement dans la philosophie du Portique, et avait modifié^ épuré, à son insu et peut-être malgré elle, son esprit et son langage. « Épictète n'était pas chrétien , a dit « M. Villemain, mais l'empreinte du christia- « nisme était déjà sur le monde * . » Marc-Au-
2" Sa correspondance avec saint Paul, quoique apocryphe, ne vaut-elle pas d'ailleurs comme mythe?
3° Les ressemblances d'idées sont frappantes avec les Actes des apôtres et les écrits de saint Paul. Les critiques les ont relevées. (Voy. le Sénèque de M. Du Rozolr, dans la collection de Panck., t. VII, p. 551.)
40 Son style renferme des expressions bibliques, caro, angélus^ qu'il emploie dans le sens des livres saints, et point dans le sens classique. (M. Du Rozoir, loc. cit.)
5° Les meilleurs critiques admettent aujourd'hui un échange d'idées entre saint Paul et Sénèque. M. Schœll [Histoire abrégée de la littérature romaine, t. Il, p. 448); M. Du Rozolr {loc. cit.).
Voy. aussi M. de Maistre (Soirées de S .-Pétersbourg^ t. II, p. 167, édition de 1836.)
Et une dissertation de Gelpke intitulée , Tract atiiincula de famïliaritate qiise Paulo apostolo cum Seneca philosopha intercessisse traditur ^ verisimiUima. (Lips., 1813.)