‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 68 sur 226 · L. 1, C. Theod. de Test, et Codicil · texte numérisé non relu

L. 1, C. Theod. de Test, et Codicil

l'ai dit ci-dessus, asservissaient le testateur au joug de certaines formules, et il voulut que dans la recherche de la volonté du testateur, la pensée l'emportât sur un vain arrangement de paroles^ C'est surtout ici que se révèle la politique religieuse qui dirigeait Constantin. A cette époque, presque tous les codicilles et les testaments contenaient des dispositions pieuses^ De même que sous les princes païens il avait été de mode de donner à l'empereur une place dans les actes de dernière volonté, de même, sous la domination du christianisme, les fidèles se faisaient un devoir de laisser à l'Eglise un souvenir de leur piété. C'était un hommage rendu dans le moment suprême au maître de toutes choses, à celui

1. Cujas (sur le titre du C. de iest.)^ d'après Eusèbe [Fie de Constantin ^\ïb. I V, c. xxvi). Les observations de Godefroy ne me paraissent pas détruire l'opinion de Cujas et les assertions d'Eusèbe (sur la loi 1, C. Tbeod. de Test.). De ce que les lois 15 au C. de Test, et 21 C. de legatis sont de Constance, il ne s'ensuit pas que Constantin n'en ait pas fait de semblables.

2. Mém. de PAcad. des inscript, (t. XXXIX, p. 581). Mém. de M. de Pouilli.

de qui toutes les richesses émanent; et ceci nous révèle une grande révolution survenue dans les idées.

J'ai dit que d'après les principes de l'ancienne constitution romaine, la propriété des objets les plus précieux, c'est-à-dire des choses mancipi^ était censée provenir de l'Etat. Mais les chrétiens n'avaient jamais cru à cette hypothèse. Dans leurs principes, la terre appar tenait a Dieu avec tout ce quelle contient^. L'appropriation était de droit divin ; elle était le fruit du travail elle était sacrée. Il est vrai que lors de l'Eglise naissante, une communauté de biens s'était formée entre les fidèles ^ ; mais ce n'était qu'une nécessité de position, et non une condition absolue du droit de pro" priété *. Cet état de choses cessa avec les circonstances accidentelles qui l'avaient fait naî-

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