Saint Paul, I aux, Corïnth.^ x
2. Saint Paul, I aujc Çorinth., ix, 7 à Ik. Aux Phi- Ujyp.f IV, 15.
3. Act. apost., II, kh, 45; iv, 32, 37. Saint Paul aux Rom.^ XV, 26.
k. Jet, apost., V, 4. Ce texte prouve positivement ce fait.
tre. La propriété resta un droit.de la nature, inhérent à l'homme, absolu, et tempéré seulement par la charité. Par là, la raison d'État, source de la propriété romaine, s'effaça rapidement des convictions populaires ; la propriété naturelle finit par absorber la propriété civile. Nous verrons Justinien enregistrer le décès de celle-ci, lorsqu'il égala les deux domaines, et déclara ne plus reconnaître de différence entre les choses de mancipation et celles de non-mancipation \
Or donc, le sentiment que les chrétiens exprimaient dans leurs legs pieux était cette croyance dans la source divine de la propriété ; ils voulaient faire remonter la propriété à son origine par des témoignages de reconnaissance pour un Dieu bien autrement puissant que l'Etat lui-même, et dispensateur souverain de tous les biens. Que, par la suite, des passions avides aient exploité la crédulité
1. L. unie, C. (le iisucap. transfonn.j 1. unie. G. de nudo jure Quirit. toll.
126 DE l'influence du christianisme, etc.
des âmes faibles, et renouvelé le scandale des haerédipètes ; c'est ce que nous ne voulons pas contester. Mais au moment où nous sommes, Tabus ne s'est pas encore montré ; Constantin ne fait qu'obéir à l'opinion publique, qui partout et spontanément met les testaments sous la protection des ecclésiastiques \ Il veut que des subtilités de paroles ne fassent pas évanouir le dernier vœu de l'homme. A ce vœu solennel, qui n'est plus la loi orgueilleuse dont parlent les Douze Tables, mais l'acte d'un chrétien résigné, il donne pour cortège la bonne foi ; il le garantit contre les chicanes minutieuses des amis des formules.
C'est au milieu de ces circonstances que le testament romain per des et lihram s'achemina vers sa ruine complète. Les formes anciennes ne pouvaient plus s'acclimater sous l'esprit nouveau, le christianisme les desséchait. Un autre ordre d'idées appelait un autre ordre de formalités.